En dépit des contes de fées présidentiels et autres voyages clinquants de Mickeyland aux Pyramides éternelles, ce début d’année reste bien maussade, entre la crise persistante du logement et la précarité croissante, les augmentations des prix du pétrole et de l’alimentation qui pénalisent à nouveau en priorité les plus pauvres, la crise bancaire et les pièges du Grenelle de l’environnement. Il n’y a guère de quoi se réjouir. D’autant que le gouvernement nous prépare tout un programme de "modernisation de l’économie" dont les prémices ont déjà été actées par une loi express en décembre "pour le développement de la concurrence au service des consommateurs". Tout un programme en effet, visant à redynamiser la sacro-sainte croissance ...
Comme trop souvent, l’intérêt des consommateurs est mis en avant, mais qu’ont-ils réellement à y gagner ?
Déjà le pré-rapport de la « commission pour la libération de la croissance française » présidée par Jacques Attali - dont le rapport final sort en janvier 2008 [1] - avait de quoi inquiéter avec, parmi les propositions principales, une remise en cause du principe de précaution comme obstacle à l’économie et la prétendue nécessité de stimuler la concurrence pour redonner du pouvoir d’achat aux consommateurs, en facilitant notamment l’ouverture de nouveaux magasins de grande distribution.
Aujourd’hui, la majorité des parlementaires de droite comme de gauche s’apprêtent par ailleurs à ratifier le traité dit simplifié alors qu’une majorité de français s’étaient prononcés en 2005 contre le projet de traité constitutionnel européen et son credo, la concurrence libre et non faussée.
Face à ces perspectives, les consommateurs - et non moins citoyens (producteurs, salariés (ou aspirant à l’être), contribuables, électeurs, ...) - devraient urgemment, s’ils ne le font pas déjà, se poser quelques questions.
Le pouvoir d’achat semble pour certains le centre de tout tandis que la « concurrence libre et non faussée » est sensée faire le bonheur du consommateur et assurer le bon fonctionnement de l’économie (donc de la société).
[1] Le rapport Attali émet des propositions dans bien d’autres domaines. Il s’attaque notamment aux collectivités territoriales, aux services publics, à l’administration, à la régulation. Il propose aussi de transférer les charges sociales vers la CSG et la TVA.
Printemps pour un commerce équitable ici et ailleurs...Et si nous n’allions pas au supermarché ? Dans chaque région, soyons acteurs en faisant nos courses autrement, par des circuits plus directs et plus justes : boutiques indépendantes, ventes directes, coopératives de consommateurs, magasins paysans, Amap... Refusons le gavage passif de la grande distribution !
Venez en discuter avec des producteurs et des paysans
Rencontres et débats du 25 avril au 10 juin 2008 dans toute la France
Lire 11 avril 2008
Lutte contre la « flambée des prix » : des promesses...Fin février 2008, une étude providentielle sur les « prix qui flambent » donne l’occasion au secrétaire d’Etat à la consommation Luc Chatel de vanter sa loi de décembre 2007 et le projet Lagarde de « modernisation de la vie économique » en préparation, à quelques jours des élections locales. Un coup de gueule déterminé : « Il faut mettre de la liberté dans les relations commerciales. » et « rendre les négociations commerciales définitivement aux consommateurs ».
Nous allons donc pouvoir négocier avec Carrefour, Leclerc, Nestlé, Danone et les autres ?
Encore des promesses qui n’engagent que ceux qui les croient...
Lire 7 mars 2008
Les caissières se rebiffentGrande distribution : le ras-le-bol des salarié(e)s :
- Temps partiel non choisi
- Horaires flexibles, travail du dimanche
- Salaires inférieurs au SMIC
- Pressions des directions
Action Consommation soutient les salarié(e)s en lutte
En savoir plus :
- CGT - commerce et services - CFDT - commerce - FEC CGT-FO commerce 5 février 2008
Pas d’OGM ni dans nos champs ni dans nos assiettesLa coordination pour la liberté, le droit de produire et consommer sans OGM appelle à une large mobilisation à Paris le 5 février à l’occasion de l’examen par le Sénat, les 5, 7 et 8 février, du projet de loi sur les OGM.
Venez nombreux pour faire voir et entendre votre refus des OGM dans les champs et dans les assiettes.
Vous pouvez aussi encore signer la pétition sur stop-ogm. 31 janvier 2008