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Actualité des entreprises
Entreprises responsables ou irresponsables ?
Résultat de la recherche avec "Travail forcé"
28 mai 2006 Carrefour au banc des accusés
Lundi 15 mai, au tribunal correctionnel de Perpignan, comparaissaient Carrefour et sa centrale d’achats Interdis pour « délit de marchandage » et « prêt de main d’œuvre illégal ».
Suite à une inspection du travail en 2001, il a été découvert que des employés de fournisseurs comme L’Oréal ou des sociétés prestataires de service, payés 35 à 45% moins cher que des salariés de l’enseigne, travaillaient gratuitement pour l’hypermarché Carrefour Claira de Perpignan. Selon le parquet, les entreprises ne pouvaient se soustraire à ce système.
Les cadres de Carrefour présents à l’audience ont affirmé ne rien connaître de l’existence de ses employés précaires ou, comme l’ancien responsable de l’hypermarché en cause, semblaient ignorer les « dispositions juridiques légales ». Toujours selon leurs dires, « le merchandising était une pratique traditionnelle de la grande distribution également pratiquée par Auchan et Leclerc ».
Après une journée de plaidoiries, le procureur a requis 75 000 euros d’amende pour Carrefour Hypermarchés France, 25 000 euros pour Interdis mais également des amendes contre les cadres dirigeants de Carrefour, de l’hypermarché de Perpignan et de sa centrale d’achats.
l’Humanité, article du 17 mai 2006
France, Distribution, Gestion des ressources humaines, Travail forcé, Carrefour, Languedoc Roussillon
9 février 2005 Birmanie : Total accusé de travail forcé
L’enquête sur les soupçons de travail forcé lors de la construction du gazoduc de Yadana en Birmanie, visant le groupe Total, va se poursuivre : une plainte avait été déposée le 26 Août 2002 par l’association Sherpa, contre Total et Total Myanmar, pour "enlèvement et séquestration forcée" de deux travailleurs birmans. Les articles 113-5 et 113-8 du Code pénal reconnaissent la possibilité de saisir la justice française pour des faits commis à l’étranger, mais les obstacles sont nombreux. La Cour d’Appel de Versailles a néanmoins rejeté le non-lieu demandé par le parquet de Nanterre et décidé de poursuivre l’enquête.
Aux Etats-Unis, Unocal, partenaire américain de Total dans la construction du gazoduc, a conclu un accord avec les plaignants birmans qui l’avaient assigné en justice pour les violations des droits de l’Homme survenus entre 1993 et 1998. C’est la première fois qu’une entreprise américaine conclut une transaction dans le cadre de l’Alien Tort Act, qui autorise les recours devant la justice américaine pour des faits survenus à l’étranger.
Gestion des ressources humaines, Chimie, Total, Birmanie, Travail forcé
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