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  samedi 18 mai 2013 
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Actualité des entreprises

Entreprises responsables ou irresponsables ?

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29 août 2006
Disneyland Paris, les photographes en grève

Une vingtaine des quarante photographes du parc d’attraction Euro Disney à Marne La Vallée sont en grève. Ils demandent une hausse significative de leurs salaires.
« On nous impose des objectifs de productivité toujours plus élevés… » raconte un photographe gréviste. Après avoir effectué une moyenne, chacun prend environ 6000 clichés par mois soit 2 centimes par photo pour le salarié et un prix de vente de 14 euros. « Mon contrat de travail stipule que j’abandonne tous mes droits sur les photos, ils peuvent s’en servir pour n’importe quel support publicitaire sans que je touche un centime » déclare une employée d’Euro Disney. Avec moins de 1500 euros bruts par mois, les droits d’auteur forfaitaires représentent 10 % du salaire.
Afin de sensibiliser le public, les grévistes, habillés en noir, campent tous les matins à l’entrée du parc et distribuent des tracts. Pour l’instant, la Direction a refusé la médiation d’un inspecteur du travail voulue par les salariés. Devant les revendications, le porte parole du parc a déclaré : « Nous avons fait une étude de marché, nos salariés sont payés dans la fourchette moyenne de ce qui se fait ailleurs… Notre décision est ferme, il n’y a aucune marge de négociation. »
Sans illusions, les photographes en grève ont annoncé qu’ils continuaient leur mouvement.

Libération, article du 26 août 2006

France, Gestion des ressources humaines, Salaires, Ile de France, Spectacle, Eurodisney

27 août 2006
Licencié par Auchan sans être employé

Entre 1996 et 2005, Alain Schmitz travaille comme conseiller en vins dans les rayons de l’hypermarché Auchan de Cesson, dans les Yvelines. Pourtant, il n’est qu’un simple prestataire de service et ne fait pas partie de l’effectif du magasin. Sa situation ne l’empêche pas d’être licencié par Auchan en 2005.
Employé d’une société d’animation, M. Schmitz devient indépendant en 1999 à la demande d’Auchan. Son quotidien change alors pour devenir beaucoup plus polyvalent : « avec un transpalette j’allais chercher des centaines de bouteilles dans la réserve, je les mettais en place. Mais on me demandait aussi de contrôler, via un logiciel informatique, l’évolution du chiffre d’affaire de mon rayon…je pouvais même étiqueter les produits. »
La rétribution moyenne d’Alain Schmitz était de 1500 euros et si ce salaire figurait sur les lignes de compte de la société Auchan, c’est uniquement dans les frais généraux. « Je n’ai jamais eu aucun contrat et n’étant pas employé, je ne pouvais obtenir ni primes, ni participations. »
De plus, une grande partie des revenus d’Alain Schmitz ne provient pas de la société Auchan mais des fournisseurs du magasin qui payent le prestataire de service pour des animations sans que le montant du forfait ait pu être négocié par l’intéressé.
Dans sa dernière année d’activité, les relations avec Auchan se dégradent. « Le chef de rayon me prenait vraiment pour un subordonné. Dès que je m’arrêtais, il me regardait et consultait sa montre. Pour un chef d’entreprise, il est difficile d’accepter de telles conditions de travail. Alors j’ai commencé à rechigner à la tâche. » En février 2005, la direction du magasin le « licencie » en lui reprochant notamment de ne pas respecter le temps de pose des employés.

l’Humanité, article du 25 août 2006

France, Distribution, Gestion des ressources humaines, Auchan, Licenciements, Conditions de travail, Ile de France

4 juillet 2006
Mono...prix mais multiples revendications

Des employés du magasin Monoprix de la rue du Faubourg Saint Antoine à Paris sont en grève pour dénoncer leurs conditions de travail. Parmi les revendications, la revalorisation des contrats précaires s’ajoute au refus du harcèlement moral et de la discrimination raciale.
Afin de décourager les clients potentiels de franchir la porte, les salariés décrivent la politique de leur direction. « J’ai demandé quatre fois par écrit à faire une formation de chef de caisse. Le directeur me l’a toujours refusé sans dire pourquoi. Pourtant, en septembre dernier, quand la chef de caisse n’était pas là, qui l’a remplacée ? Moi. Et sans aucune prime bien sûr. »
Les différents arguments présentés révèlent un management qui multiplie les contrats à temps partiel et des statuts précaires pour des employés comprenant de nombreuses mères célibataires. D’après la CGT, 10 à 20 CDD sont signés tous les mois, la majorité pour quelques heures.
Lundi dernier, les négociations ont commencé et les salariés grévistes ont obtenu l’attribution de tickets restaurants et la revalorisation des temps partiels en temps plein. Le direction refuse néanmoins d’inscrire le mot « harcèlement » dans le protocole d’accord.

Libération, article du 28 juin 2006

France, Distribution, Gestion des ressources humaines, Conditions de travail, Ile de France, Monoprix

2 juillet 2006
Tréfimétaux, lutte contre des licenciements massifs

Le 21 juin, une soixantaine de salariés du site Tréfimétaux de Sérifontaine dans l’Oise ont investi le comité central d’entreprise afin d’interpeller leur directeur sur un plan social de grande envergure.
Appartenant à l’italien KME, producteur mondial de produits en cuivre et en alliage de cuivre, le site de Sérifontaine devrait voir ses activités délocalisées vers les usines italiennes et allemandes du groupe. Cette délocalisation aurait pour conséquence la suppression de 215 emplois sur les 268 actuels.
Devant les arguments purement économiques de la direction, le maire de Sérifontaine a tenu à rappeler que ce plan social concerne trois départements et soixante-seize communes.
Selon le directeur, 46 postes vont être ouverts dans d’autres usines du groupe qui sont situées, pour la plus proche, à 150 km de Sérifontaine. Pour le délégué CGT du site, « ce ne sont que des propositions de reclassement théoriques… la délocalisation en Allemagne est absurde. L’usine là-bas est moins performante et le coût de la main d’œuvre est plus élevé alors que nous avons un carnet de commandes bien rempli. »
Pour l’heure, un expert a été nommé afin d’analyser la viabilité de l’entreprise.

l’Humanité, article du 22 juin 2006

Délocalisation, France, Gestion des ressources humaines, Ile de France, KME, Métallurgie

19 mai 2006
Dim, résistance face aux licenciements annoncés

Le groupe DBApparel détenant Dim et Playtex a annoncé la suppression de 450 postes sur 2500 en France. Selon les syndicats, ce plan social concerne essentiellement Dim et son site de Château-Chinon (Nièvre) qui devrait fermer en 2007.
Sur le site Dim d’Autun en Saône et Loire, 220 licenciements sont aussi prévus. Les employés ont déjà manifesté leur mécontentement en débrayant et envahissant « pacifiquement les bâtiments administratifs et un atelier de haute technologie » selon un responsable CGT. Les syndicats ont par ailleurs été surpris de la spontanéité de cette manifestation qui a rassemblé 300 personnes de l’usine.
Le siège social de Dim à Levallois-Perret dans les Hauts de Seine devrait également subir 96 suppressions d’emploi mais le personnel hésite encore à réagir. De ce fait, la déléguée syndicale CFDT a annoncé la tenue d’une réunion intersyndicale afin de coordonner une action sur les différents sites concernés par le plan social.

l’Humanité, article du 18 mai 2006

France, Gestion des ressources humaines, Licenciements, Textile, Ile de France, Centre, Dim
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