08.12.2007 - France Culture : Fruits et légumes, pourquoi n’en mange-t-on pas assez ?
Le magazine de la rédaction de France Culture
samedi 8 décembre 2007
préparé par Lise Jolly et réalisé par Yassine Bouzar
Consommer 5 fruits et légumes par jour, serait la garantie d’une meilleure santé. La publicité nous le dit tout les jours, mais, comme nous, Michel Barnier sait bien qu’une campagne de pub à ses limites.
Le ministre de l’Agriculture que vous venez d’entendre a donc pris le taureau par les cornes. Il a rencontré lundi dernier l’ensemble des représentants de la filière. Car Michel Barnier a des idées pour donner un coup de pouce à la promotion de leurs produits. Il veut par exemple les distribuer dans les écoles comme Mendès France l’avait fait après guerre avec le lait. Car consommer au moins 400 gr de fruits et de légumes par jour comme le recommande l’OMS est loin d’être la norme en France. C’est bien sûr une question de prix mais c’est d’abord une question de génération. « Fruits et légumes, pourquoi n’en mange-t-on pas assez », un magazine signé Renaud Candelier.
Question à Véronique Gallais :
Et puis, il y a également ces mentions sous les publicités pour certains produits gras, sucrés ou salés, par exemple, pour votre santé mangez au moins cinq fruits et légumes par jour, des mentions devenues obligatoires depuis le début de l’année.
Véronique Gallais : Ces quatre mentions, je considère que c’est une mascarade parce que ça n’empêche pas de faire de la publicité et ça donne l’impression que les marques se soucient de la santé des personnes. Il y a beaucoup de messages qui vantent des produits et des qualités alors que ces produits ne sont pas de bonne qualité et apportent des calories vides ou sont beaucoup trop sucrés ou beaucoup trop salés.
Véronique Gallais est présidente de l’association Action Consommation.
Véronique Gallais : Je dirais qu’il y a une telle intoxication publicitaire et idéologique sur le système tel qu’il fonctionne actuellement, tous les discours de certains grands distributeurs qui se posent en hérauts de la défense du consommateur et des prix bas alors qu’ils s’en mettent plein les poches. La grande distribution a été un des secteurs qui a le plus prospéré dans l’histoire économique. Les fortunes qui se sont constituées, se sont constituées beaucoup plus rapidement que les fortunes industrielles, que les fortunes financières historiquement. Donc, ces gens-là n’ont aucune légitimité à parler de la défense du consommateur et à parler des prix bas.
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