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  jeudi 17 mai 2012 
Rendez-vous Action Consommation prochainement à Paris

> Échanger/participer > Tribune > 10 idées reçues sur les OGM !
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Les 10 « Idées reçues » sur les OGM

1 - Etre contre les OGM c’est être contre le progrès.

Le progrès ne doit pas se faire au détriment de la santé et de la sécurité des citoyens ni de l’indépendance des millions d’agriculteurs dans le monde. Dans le cas présent les producteurs d’OGM prennent, de façon irréversible, la nature pour laboratoire et les citoyens pour cobayes. dans la nature les plantes se croisent (disséminent) et l’homme ne pourra jamais arrêter ce phénomène. Des risques potentiels ont été identifiés pour la santé et l’environnement. C’est pourquoi il faut qu’une évaluation sérieuse des risques sanitaires et environnementaux soit réalisée avant toute culture en plein champs. Ces expérimentations doivent être réalisées en milieu confiné par des laboratoires indépendants (n’ayant aucun intérêt commun avec les grands groupes semenciers) à partir de cahiers des charges précis en accord avec toutes les parties prenantes ; cela avant toute culture en plein champ ; ce n’est pas le cas aujourd’hui.

2 - Les OGM /Médicaments, comment peut on être contre quand il s’agit de sauver des milliers de vie !

Il s’agit d’une culture en plein champ ; à cause des disséminations des plantes entre elles dans la nature nous risquons de consommer demain des médicaments sans le savoir. Les essais doivent donc se faire en milieu confiné ; l’argument des médicaments est souvent utilisé pour faire oublier que les plantes OGM aujourd’hui sont à 99% soit des plantes qui tolèrent un herbicide, soit produisent elles même un pesticide ou encore mieux font les deux.
Il ne s’agit pas d’être contre la transgénèse mais contre son développement en plein champs sans en avoir auparavant analysé les risques.

3 - Grâce aux OGM on va résorber les problèmes de faim dans le monde.

Cet argument est régulièrement employé et bien sûr touche le grand public ; comment peut on résoudre les problèmes de faim dans le monde avec des semences qui coûtent très cher dont les rendements ne sont pas supérieurs ? Les agriculteurs sont obligés de les racheter tous les ans ; auparavant ils replantaient chaque année leurs propres boutures sans que cela ne coute rien.
Des milliers de paysans indiens se suicident chaque année parce qu’ils se sont endettés pour acheter des semences qui ne procurent aucun avantage supplémentaire. Le problème des pays en développement c’est de savoir transporter, stocker et conserver les aliments. Ils ont besoin de diversités dans leur alimentation et les grandes plantation comme le soja au Brésil participent largement à la déforestation et réduisent considérablement la biodiversité et l’agriculture vivrière.

4 - Les OGM si c’était mauvais cela se saurait : les américains en mangent depuis plus de 20 ans et ils n’en meurent pas.

Il n’y a pas de traçabilité sur les OGM aux Etats Unis ; ils ne sont pas étiquetés et aucune étude épidémiologique n’est réalisée. Aucun médecin ne pourra donc attribuer un diabète, une cirrhose, un cancer, une déficience immunitaire une perturbation hormonale etc’ à la consommation directe ou indirecte d’OGM ; on sait que les Etats Unis ne sont, pas une référence en terme de santé : multiplication des problèmes d’obésité, d’allergies de diabète, de cancers...

5 - Le combat des OGM n’est il pas déjà dépassé ; n’est ce pas déjà trop tard ?

Non, car les consommateurs européens résistent à la consommation d’ OGM et y sont en majorité opposés ; si les consommateurs ne veulent pas d’OGM le marché ne se développera pas et les cultures non plus ; L’on peut voter tous les jours avec son caddy contre les OGM

6 - Grâce aux OGM on utilise moins de pesticides et /ou d’herbicides.

Les quantités de pesticides et d’herbicides n’ont fait qu’augmenter dans les pays ou les OGM sont le plus développés. Les plantes et notamment le soja étant tolérantes à un herbicide « « le Round up » on peut traiter tant que l’on veut la plante ne meurt pas. Les plantes se croisent entre elles et des mauvaises herbes deviennent résistantes aux herbicides et il faut les traiter de plus en plus pour qu’elles meurent. Comme les virus deviennent résistants aux antibiotiques les plantes s’adaptent et deviennent résistante aux herbicides, il faudra donc traiter avec des produits de plus en plus forts. Dans le cas du maïs BT la plante produit elle même en continu un insecticide.
Au fait que devient l’insecticide dans le corps de l’animal ou de la personne ? Cela personne ne le sait, les recherches sont pratiquement inexistantes et les résultats cachés au grand public.
Pesticides et OGM même combat !

7 - Depuis tous temps l’homme fait des OGM ; la plupart de nos matières premières sont des hybrides.

Les hybrides sont des croisements de plantes d’une même famille (cousines). Dans le cas des OGM l’on introduit dans le génome de la pante ou de l’animal un gène d’une autre espèce ; par exemple un gène animal dans une plante ou vice versa ; on libère ce nouvel organisme dans la nature sans avoie étudié les effets possibles sur d’autres espèces avec les quels ils vont se croiser. Tous ces risques sont pris dans le seul objectif d’enrichir quelques firmes dans le monde.

8 - Avec les OGM on enrichit le patrimoine génétique de l’humanité.

Ce que cherchent à faire quelques grandes firmes dans le monde, c’est la brevetabilité du vivant et l’appropriation du contrôle de toute l’économie agricole dans le monde. Les variétés de plantes appartiendront demain à quelques grands semenciers dans le monde qui les manipuleront à leur profit ; Les graines anciennes seront dans des musées et ne seront plus dans la nature. On voit déjà ce phénomène aujourd’hui avec les hybridations ; dans les pays « dits développés » nous ne trouvons plus sur les marché que quelques catégories de tomates ou de pommes alors qu’il en existe des centaines adaptables à chaque terroir.

9 - De toutes façons, si l’on sépare bien les cultures OGM et non OGM chacun peut s’y retrouver.

La dissémination en milieu ouvert ne peut être contrôlée ; dans la nature et les facteurs naturels sont incontrôlables ; il est donc impossible de garantir complètement l’étanchéité entre deux filières séparées OGM et non OGM.

10 - Les OGM améliorent les rendements des agriculteurs.

Aucune étude sérieuse le prouve aujourdhui ; dilleurs les OGM n’ont pas été créés pour cela mais pour utiliser moins de produits phytosanitaires ; ce qui est également faux puisque dans les pays très utilisateurs d’OGM les quantités de pesticides utilisées ne cessent d’augmenter.

Document de l’Alliance pour la planète

Document au format pdf


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Date de publication : 17 mars 2007

 
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