SOLIDARITES : AGIR EN FRANCE ET BOLIVIE pour FAIRE EVOLUER NOS CONSOMMATIONS et NOS ORIENTATIONS AGRICOLES
Un journal des rencontres est mis en ligne
Les dernières informations sont disponibles et reproductibles (avec mention des sources)
DECLARATION FINALE
RENCONTRE FRANCO-BOLIVIENNE POUR UNE ECONOMIE EQUITABLE ET SOLIDAIRE
Nous, petits paysans producteurs, transformateurs et commerçants, représentants de diverses organisations, sommes présents pour échanger nos pratiques et les valeurs qui nous guident dans nos relations humaines et avec la nature.
Ces valeurs culturelles, économiques, sociales et politiques sont le fondement même d’une économie populaire et équitable au service de l’être humain. On est arrivé à la conclusion commune que les problématiques sont partagées par tous les participants à la rencontre et que les luttes et résistances doivent s’organiser collectivement.
1- LE CAPITALISME, UNE SOCIETE DESTRUCTRICE DE LA NATURE ET DES ETRES HUMAINS
La mauvaise répartition de la richesse mondiale et l’uniformisation d’un modèle économique et culturel sont génératrices des inégalités post-coloniales à l’échelle planétaire. L’économie mondialisée favorise un productivisme sans limites, avec l’utilisation des produits chimiques, des semences hybrides et autres OGM. La surexploitation des ressources naturelles bouleverse les équilibres environnementaux tandis que les inégalités sociales s’accroissent. La crise globale a réactivé le débat autour des préoccupations alimentaires et du rôle nourricier des paysans. Les négociations agricoles doivent sortir de l’agenda de l’Organisation Mondiale du Commerce pour permettre aux peuples de retrouver leur souveraineté dans leur choix politiques.
L’orientation du « bien vivre » inscrite dans la nouvelle constitution bolivienne est une voie à suivre. L’environnement économique participe à la destruction des solidarités et à la perte d’identité, accentuée par l’homogénéisation d’un modèle culturel basé sur des valeurs individualistes et consuméristes.
Le débat autour de la préservation de la planète est largement récupéré par les multinationales du « capitalisme vert ». Le changement climatique est la plus forte manifestation de la non-durabilité des modèles de développement économique. Nous devons participer à la construction d’un projet politique universel basé sur la justice environnementale, par la reconnaissance de la dette écologique en luttant contre la marchandisation de la nature et des fonctions vitales de l’homme (eau, alimentation). Nous devons aussi participer à la maitrise démocratique et collective des biens publics mondiaux (santé, éducation) afin de construire un monde meilleur pour tous sans aucunes discriminations quelles qu’elles soient.
Les discussions à Copenhague (décembre 2009) autour de la réduction des gaz à effet de serre (aménagement du protocole de Kyoto) doivent prendre la mesure des bouleversements climatiques qui impactent en premier lieu les pays du Sud et les populations paysannes des deux cotés de l’Atlantique.
2- PROPOSITIONS
soigner et préserver la Terre Mère contaminée pour obtenir une nourriture saine dans une perspective de santé publique et éducative
développer une économie au service de l’être humain dans le respect des générations futures et qui encourage la sobriété en lien avec la finitude des ressources naturelles
sauvegarder et transmettre les savoir-faire traditionnels
protéger et sauvegarder les semences et favoriser la biodiversité
encourager une agriculture respectueuse de l’environnement et de ses paysans par la promotion de la souveraineté alimentaire
avoir une éthique de comportement envers la nature, des êtres humains et de leur diversité culturelle
promouvoir les échanges entre producteurs locaux, nationaux et internationaux dans la perspective de rapports non-marchands et de partage des connaissances
encourager et pratiquer les circuits courts de distribution en participant au rapprochement des mondes urbain et rural par l’autonomie alimentaire de chacun dans la proximité
promouvoir les échanges directs en s’organisant entre producteurs, transformateurs, distributeurs, usagers en limitant les intermédiaires et en assurant une transparence sur toute la chaîne
contrôler les effets nuisibles de la technologie en la mettant au service de l’homme
encourager la gestion autonome et les pratiques autogestionnaires
participer à la conscientisation des jeunes sur la nécessité de la promotion de l’agriculture biologique à travers l’éducation et la formation de l’être humain
participer à des recherches socioculturelles avant de proposer un projet de développement
conserver et multiplier les exploitations agricoles à taille humaine de type familial
chercher un nouveau modèle de certification sur la base de systèmes participatifs de garantie
3- ENGAGEMENTS
Créer un comité de suivi et d’animation franco-bolivien pour coordonner les actions suivantes :
Envoyer cette déclaration à d’autres organisations dans le monde et nos deux pays, afin d’élargir notre coopération et de fédérer nos différents réseaux
Rédiger un document sur les conclusions de cette première rencontre
Élaborer un site internet (avec un annuaire des organisations et des acteurs économiques, des documents, photos, forums de débats, etc.)
Interpeller et soumettre des propositions concrètes aux responsables politiques
Expérimenter des systèmes participatifs d’évaluation et de certification contrôlés par les acteurs eux- mêmes
Soutenir des coopérations concrètes entre des travailleurs de Bolivie et de France
Développer des banques de semences et des mesures de protection de la biodiversité
Renouveler et renforcer les rencontres par un second rendez-vous co-organisé par la Communauté d’Agglomération d’Aubagne et de l’Etoile (France) et les organisations signataires de cette déclaration en mai 2010
Fait à Yapacani, le 21 novembre 2009
Signatures en attente de confirmation : parmi les français Minga, Confédération Paysanne, Nature et Progrès, Urgenci (Réseau international des AMAP), Action Consommation, Accueil Paysan, et des membres de la C.C.A.S (Caisse Centrale des Activités Sociales du Personnel des Industries Electriques et Gazières)
Plus les organisations boliviennes
> voir plus bas
le COMPTE-RENDU de MINGA, initiateur de ce projet
(déclaration version définitive)
* Samedi 21 novembre 2009 fin des rencontres
Le défi de l’agriculture en Bolivie
Réunir des acteurs économiques aussi différents avec des expériences multiples était l’enjeu de ces rencontres fraternelles. Notre passage sur les lieux d’exploitation de la grande zone de production de l’Oriente (Santa Cruz) nous a montré la version productiviste de l’agriculture intensive : OGM, engrais chimiques, Paraquat (défoliant interdit en Europe). Les productions conventionnelles et OGM ne sont pas distinctes lors des transformations au motif que la demande des consommateurs n’existe pas. Cet état des lieux montre que le chemin à parcourir vers l’agriculture biologique est encore long.
A Yapacani, les terres ont été colonisées par les migrants de l’altiplano, ce qui était encore la forêt il y a trente ans accueille aujourd’hui 70 000 habitants. Une région très agricole convertie au soja, tournesol, aux fruits tropicaux. Les surfaces étendues de rizières actuelles nous rappellent qu’il ne s’agit pas d’une plante endémique, qu’elle a été apportée par les japonais en 1955 et que les boliviens peinent à mettre en place des banques de semences adaptées afin de développer leur autonomie alimentaire. Nous leur proposons d’inscrire dans leurs engagements pour les prochaines rencontres d’entamer la sélection et la collecte de semences dans les meilleurs délais.
L’intensification des productions se fait ici au nom de la sécurité alimentaire, les groupes agro-industriels sont très présents autour de Santa Cruz, berceau du latifundisme qui conteste le plus les orientations politiques d’Evo Morales. La campagne bat son plein, les partisans du MAS (parti de l’actuel président) sourient à l’idée de gagner le Sénat et de bénéficier ainsi d’une majorité importante afin d’appliquer leur programme politique.
Le PIB s’est accru (850 $/hab/an) ces dernières années, le pays est traité comme un bon élève par le F.M.I, ce pays pauvre ne connait semble-t-il pas la crise.
Souhaitons-lui de mettre en place la souveraineté alimentaire dans les délais les plus courts, dans le meilleur respect de la Terre-Mère !
On a hâte de savoir comment se décline le « vivre bien » à titre collectif.
Daniel Vuillon & W. Elie
* Vendredi 20 novembre 2009
L’équité dans les échanges
La commercialisation des produits n’a jamais été historiquement prise en charge par les paysans en Bolivie, c’est un « pays d’intermédiaires » dit Ivan Gomez, producteur de riz.
L’exemple du projet de TCO (territoire communautaire indigène) de Yuracare témoigne de la volonté de maîtriser la chaîne économique de la production et de la commercialisation. Traditionnellement, le cacao se récolte sur des arbres (plus de 10m) qui poussent naturellement, la valorisation du chocolat sylvestre est en cours par la transformation en pâte de cacao (à partir de la fève dite « créole ») et d’organiser la vente sur le marché intérieur et extérieur (par le biais d’un commerce équitable pour tous les operateurs -en projet). La production est par définition biologique, le vivrier ne subit pas de fumigations (même les bananes), le respect environnemental est culturel. Au sein de cette réserve naturelle amazonienne, on préserve la ressource forestière en prélevant du bois exotique que l’on transforme en meubles sur place, les menaces de contrebande forestières sont récurrentes(et notamment les pirates à la solde des compagnies).
Nous les interpellons sur l’héritage paternaliste du commerce équitable, ils nous interrogent sur le coût élevé de la certification Flo/Fair trade et l’augmentation des normes facturées. La présence d’ El Ceibo (1200 familles, 48 coopératives, 700t. de cacao par an principalement dans le Nord Est du pays-Alto Beni) alimente le débat sur l’évolution du marché du commerce que l’on dit « juste » ici. El Ceibo destine 45% de sa production aux marchés européens (allemand, suisse...), la stratégie unique d’exportation peut être une menace pour l’économie locale. Le débat sur la justice dans les échanges commerciaux est engagé. Michel Besson (Minga) explique les différentes approches et pratiques d’un commerce équitable qu’il souhaite universaliste en dénonçant les écueils du commerce de la charité et de son adaptation au libéralisme (en négociant notamment avec les centrales d’achat). L’alternative de systèmes de garantie participatif est proposée pour s’éloigner des contraintes du marché.
Ici, des circuits courts sont introduits à partir de la production de miel sylvestre qui est vendue sur les petits marchés locaux ou via le troc. Un lieu de vente est envisagé à Cochabamba pour l’association des productrices de miel. Pour autant, les circuits de vente directe sont absents sur le territoire, les paysans sont très en demande d’informations sur ces échanges. On trouve des exemples de maintien de la paysannerie au Brésil type Amap (cf « entreprise du 21ème siècle » à Fortaleza). Daniel Vuillon (Urgenci) fait l’offre de visite chez les exploitants agricoles aux prochaines rencontres en mai 2010 à Aubagne, l’évolution de la prise de conscience des boliviens des circuits d’alternative agricole pour réduire les intermédiaires et obtenir ainsi une meilleure rémunération fait son chemin.
W.Elie
* Jeudi 19 novembre 2009
« Bien vivir » et souveraineté alimentaire
L’art du « mieux vivre » s’inscrit dans une tradition de vie communautaire. Le concept de « bien vivre » ou Sumaj Amaña, tradition inca issue de la cosmogonie et transmise aux quechuas est basée sur l’acceptation de l’environnement dans lequel chaque individu en lien avec ce que lui offre la nature. Il s’agit d’une « satisfaction personnelle » avec les produits agricoles et se référant à la culture locale.
L’intrusion de la société de consommation dans la société bolivienne soulève des contradictions entre le concept de bien vivre et la réalité quotidienne : des prix souvent très bas, car les produits se vendent mal sur le marché local. Ils sont tentés par l’exportation tout en étant conscients de vouloir accéder à la souveraineté alimentaire.
La tentation de l’assistanat est présente dans certaines interventions boliviennes, la vente à l’étranger est souvent avancée comme la solution miracle. Ils attendent parfois de nous qu’on règle leurs problèmes d’écoulement de leurs produits en leur proposant des marchés à l’export.
On mesure par ailleurs l’absurdité des modèles de développement calqués sur les nôtres, à partir de l’exemple de coopération exposé par Jacques Debarros (ingénieur agronome). Apporter de la génétique et du soin vétérinaire (déparasitage) sur un troupeau de chèvres dans la région de Potosi n’a abouti qu’à augmenter inconsidérément le cheptel du village et à appauvrir la ressource fourragère. La vente de fromages sur l’altiplano est économiquement importante dans l’optique d’obtenir des revenus, d’un point de vue nutritionnel, c’est primordial.
La notion de bien-vivre pose aussi la question de la place de la coca dans la société.
Ce concept doit être appréhendé différemment suivant les zones géographiques : montagnes, vallées, zones sèches, zones humides. Le bien-vivre du paysan-mineur de Potosi et celui du cueilleur d’Amazonie n’ont pas grand chose en commun.
La consultation de la Pachamama (Terre-mère) intervient aussi dans la prise de décisions. Le « bien vivre » est un axe culturellement fort dans l’orientation de la nouvelle constitution. En Européens, certains y répondent par la sobriété en lien avec la limitation des ressources naturelles.
Ici, l’Union européenne est présente à travers les commissions de surveillance du prochain scrutin électoral (présidentielles 6.12.09).
Véronique Léon (Confédération Paysanne) & W. Élie
* Mercredi 18 novembre 2009
Agriculture bio et réchauffement climatique
La rencontre avec l’AOPEB*, outil d’accompagnement et d’aide aux producteurs biologiques a permis de faire le point sur le développement des filières locales et notamment en lien avec la réalité du commerce équitable et celle des exportations. Le représentant de l’AOPEB a exposé l’évolution du marché, de 1200 ha il y a huit ans à 1 million d’hectares d’aujourd’hui, c’est dire la révolution culturelle et économique dans un pays qui a pris le train du commerce équitable. Avec le temps, ils se sont imposés des normes plus exigeantes et les populations urbaines sont passés à la consommation de produits sains. 17 communes déclarées biologiques nourrissent leur population par le biais des cantines scolaires.
L’accessibilité des produits biologiques interpelle l’organisation et notamment en vue d’offrir des produits sains à la plus grande part de la population. Le questionnement autour de la production alimentaire nécessaire en terme de souveraineté se pose, aujourd’hui 2 200 produits différents sont proposés sur le marché du bio. 70 000 familles sont concernées sur 354 communes. Les dangers de monoculture du quinoa, du café, de la spécialisation des cultures au détriment de la production vivrière sont évoqués en particulier avec l’augmentation des volumes d’exportation.
Nous sommes interpellés en tant qu’occidentaux sur notre responsabilité dans le réchauffement climatique.
En Bolivie, la température a augmenté de 0,8° alors que sa contribution au réchauffement sur le globe est de 0,03 % (part nationale). Ainsi, les pays du Sud interrogent nos modes de développement à travers notre empreinte écologique. La transformation des produits alimentaires sur place est une voie à suivre dans la réduction des transports, certains producteurs biologiques boliviens l’ont intégré (en améliorant leurs revenus).
Le Chapare a initié des cultures de coca biologique, les modes de production évoluent en lien avec la valorisation de la consommation traditionnelle de la coca (4 récoltes à l’année). Des produits dérivés issus de la plante vénérée initialement par les incas sont proposés, on échange autour d’un maté !**
*Association d’ Organisations de Producteurs Écologiques de Bolivie
** infusion de coca, breuvage traditionnel
W.Elie
Rencontres en Bolivie : une nation agricole 2 fois plus grande en territoire que la France qui s’interroge sur ses perspectives de développement
Objectif : échanges entre expériences boliviennes et françaises à travers les réseaux solidaires et d’alternative agricole.
La Bolivie en chiffres
1 098 580 km2 de superficie
9,775 millions d’habitants (dont environ 1 million de migrants)
8,9h./km2 densité de la population
40 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté (2$ par jour)
35,5 % de la population a moins de 15 ans
22 ans : age médian de la population
23% de la population est en sous-alimentation (sources 2004)
41% Part de la population active agricole (sources 2004)
* Mardi 17 novembre 2009
Villa Tunari, c’est la porte d’entrée de la province de Chapare, la zone de production de coca qui a marqué l’histoire de la Bolivie et de ses mouvements sociaux.
Fruits, bananes, oranges, citrons, chocolats sont les principales productions locales de cette région tropicale où l’agriculture est le poumon économique de la région, les « relocalisés » des mines se sont implantés dans la région.
La rencontre la veille avec les producteurs du riz de Yapacani a introduit la question de l’autonomie alimentaire dans un pays qui a introduit un volet agro-environnemental dans sa nouvelle constitution votée le 25/01 en 2009. La participation populaire et l’implication des mouvements sociaux est une approche nouvelle, la représentation des ethnies est encore faible pour les peuples originaires (et notamment les populations amazoniennes). Le rapport marchand à la terre est souvent décrié par celles-ci qui ont un rapport à l’environnement de préservation des ressources et valorisation des espèces végétales locales.
La CIDOB (Confédération des Peuples indigènes) veille au respect des droits des minorités par une meilleure gestion territoriale et des projets de développement maitrisés.
La reconnaissance des associations, des coopératives et des entreprises paysannes communautaires laisse entrevoir des processus d’autogestion pour la nouvelle constitution de l’État Plurinational (36 nationalités sont reconnues). Le départ de l’ONG américaine USAID laisse deviner une évolution de l’aide au développement sur le territoire.
La maîtrise du développement est une revendication des communautés paysannes (qui préfèrent les prêts), de même la préservation des semences est une préoccupation citoyenne ici et notamment dans l’optique d’une menace climatique.
Il pleut à Villa Tunari et la végétation est luxuriante. A quelques centaines de kilomètres vers le sud, la sécheresse a laissé des traces, des distributions de luzerne au bétail sont assurées au nom de la sécurité alimentaire.
W.Elie
Acteurs économiques pour une économie solidaire, les Boliviens emboitent le pas !
Action Consommation participera à la première rencontre franco-bolivienne entre acteurs économiques et solidaires du 15 au 22 novembre à Villa Tunari, département de Cochabamba.
Une rencontre entre producteurs, transformateurs, distributeurs et travailleurs boliviens et français est organisée afin d’échanger, d’exprimer et de promouvoir les valeurs culturelles et politiques qui fondent la création d’une économie populaire et équitable dans nos communautés respectives ; et notamment celles fondant les pratiques alternatives actuelles dans le domaine agricole et biologique (agro-écologie) par exemple et les échanges économiques tant au niveau local qu’aux niveaux régional, national et international.
Parmi les thèmes abordés : le questionnement sur la propriété privée, sur une production et une économie répondant aux besoins sociaux essentiels, sur la souveraineté économique (et notamment alimentaire), sur le respect de la nature et des êtres vivants, sur les échanges et un commerce équitable et solidaire.
Cette 1ère rencontre, qui établira les principes et critères essentiels qui fondent nos pratiques vers un projet alternatif de modèle économique, social et politique se prolongera par l’accueil des Boliviens à Aubagne (13) en mai 2010. Elle réunit :
Bolivia :
Confederacion Sindical Unica de Trabajadores Campesinos de Bolivia (CSTUCB)
(Confédération syndicale unique des travailleurs paysans de Bolivie)
Asociacion des organisaciones de productores écologicos de Bolivie (AOPEB)
(Association des organisations de producteurs écologiques de Bolivie)
Confederacion de Mujeres Campesinas de Bolivia « Bartolina Sisa »
(Confédération des femmes paysannes de Bolivie « Bartolina Sisa »)
France :
Minga
Confédération Paysanne
Nature et Progrès
Fédération des Amap et Urgenci
Action Consommation
Contexte :
Le 6 décembre 2009, les Boliviens éliront le président et le vice-président du pays ainsi que les 166 membres de l’Assemblée Législative Plurinationale, nom qui sera adopté par la Chambre en 2010.
Notre présence aux cotés de l’Ambassade Bolivienne en France, organisatrice de cette rencontre aura une valeur hautement symbolique dans le rapprochement entre les peuples à quelques jours d’un scrutin décisif pour l’avenir d’Evo Morales.
W. Elie 6 nov. 2009