Accueil
 
*
 
Actualité
Brèves Bulletin
Agenda
 
*
 
Espaces thématiques
* Échanger / participer
Et moi je fais quoi ?
Forums
Débats et dossiers
Actions locales
 
*
 
En savoir Plus
Glossaire
Guide conso
Guides conso locaux
Liens & contacts
Biblio
Kit pédagogique
 
*
 
L'association
Qui sommes-nous ?
La charte
Organisation
Documents
Groupes locaux
Partenaires
Rejoignez-nous !
Rendez-vous
 
*
 
Ça s'dessine aussi - La page de Lionel Brouck
 
*
 
Humour - Le service après-vente - Francis Blanche
 
 
*
 
Espace de travail
Espace de travail
 
*
 
Rédaction
 
 
Lettre d'info - Signer la charte - Adhérer - Faire un don - Contact
Espace collectivités - Espace presse
terre
International

  jeudi 17 mai 2012 
Rendez-vous Action Consommation prochainement à Paris

> Actualité > Campagnes > Appel contre la « franchise » sur les soins
Retour

Appel contre la « franchise » sur les soins

« FRANCHISE » SUR LES SOINS : L’ASSURANCE MALADIE SOLIDAIRE EN DANGER

En matière d’assurance maladie, l’UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l’augmentation des dépenses de santé, ce serait d’abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est à dire les pénaliser financièrement pour « qu’ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».

Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1 euro par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91 euros, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant que s’il est élu il mettra en place une « FRANCHISE » c’est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE :

Franchise = Régression sociale : Dans son principe même une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment selon les revenus. C’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins des plus modestes  : Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 euros de soins de santé non remboursés ce n’est pas rien... Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la CMU.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c’est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins « comme avant ».
La cible de cette mesure ce sont surtout les petits ou moyens consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse d’une politique cohérente de santé publique.

Franchise = Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.

Franchise = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable » c’est-à-direque « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.

Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE », socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.

Pour s’informer et agir :
- Signer la pétition
- En savoir plus

Date de publication : 9 octobre 2007

 
Imprimer 
imprimerenvoyer
 Recommander cette page
 
Campagnes
2011201020092008200720062005200420032002

 
Aller plus loin
 
Agir contre l'irradiation  des aliments campagne 
 

ACTION CONSOMMATION - 21, rue Alexandre Dumas 75011 Paris   -  Tél. 01 48 05 86 81  -  http://www.actionconsommation.org
tous droits réservés