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  jeudi 23 mai 2013 
Rendez-vous Action Consommation prochainement à Paris

> Actualité > Bulletin > Bulletin d’information 21.01.2004
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Bulletin d’information 21.01.2004

POUR DES RELATIONS DIRECTES ENTRE
PRODUCTEURS ET CONSOMMATEURS

Bulletin d’informations du 21 janvier 2004 au format PDF

Toute l’équipe d’animation d’Action Consommation vous présente ses meilleurs vœux pour 2004. C’est aussi l’occasion de remercier toutes celles et tous ceux qui nous ont soutenus lors de cette année passée, tout particulièrement celles et ceux qui ont contribué à nos activités.
Le contexte politique et social ne doit pas nous décourager mais au contraire renforcer notre détermination à agir au quotidien, chacune et chacun d’entre nous, dans nos actes d’achat, dans nos modes de vie de façon générale ; mais aussi par notre action militante et par notre soutien aux associations qui luttent pour des valeurs et des objectifs qui nous sont chers.
Pour Action Consommation, nous espérons en 2004 pouvoir grossir nos forces et rendre notre action plus efficace, par l’accueil de nouveaux membres et davantage de membres actifs.
Nous vous invitons donc dès à présent à rejoindre et soutenir Action Consommation en nous retournant le bulletin d’adhésion 2004. Chaque adhésion est importante et nous comptons sur vous ! Nous comptons aussi sur vous pour parler d’Action Consommation autour de vous et inciter vos amis et connaissances à nous rejoindre. Vous serez également bienvenu(e)s pour participer à nos activités à venir, par exemple pour la tenue de stands, la réalisation de guides de consommation responsable régionaux, la tenue de rubriques sur le site internet ou d’autres tâches que nous ne pouvons toutes remplir aujourd’hui. D’ailleurs, un dernier mot pour regretter de ne probablement pas avoir répondu à tous les messages qui nous sont parvenus, en vous remerciant pour votre compréhension.

Vous trouverez dans ce bulletin un certain nombre d’informations sur les relations directes entre producteurs et consommateurs, à commencer par l’annonce de notre rencontre-débat du 29 janvier à Paris et de notre forum en ligne sur la même thématique. Nous vous espérons nombreux lors de cette rencontre, dans le forum internet et dans votre engagement quotidien.
Très bonne année, sereine, épanouissante et solidaire, à tous et à toutes.
Véronique Gallais

 

RELATIONS DIRECTES ENTRE PRODUCTEURS ET CONSOMMATEURS : QUELLES INITIATIVES POUR UNE ECONOMIE DE PROXIMITE ?
Les politiques agricoles actuelles favorisent les productions industrielles et la régulation du marché par la distribution. Elles mettent en concurrence les denrées alimentaires sur les marchés internationaux, au détriment des agricultures paysannes, au Nord comme au Sud.
En France, les petites et moyennes exploitations agricoles vivent une situation de plus en plus difficile. _ Elles sont nombreuses à être en déficit et leur nombre continue de diminuer, situation encore aggravée après la canicule de l’été dernier.
Les consommateurs, quant à eux, sont de plus en plus nombreux à chercher de nouvelles formes d’achat et de consommation, dans un souci de qualité, de solidarité et de respect de la nature.
Face au quasi-monopole de la grande distribution, il est urgent de recenser, inventer et faire connaître des alternatives rétablissant des liens entre producteurs et consommateurs, garantissant par des prix "justes" et des coûts de commercialisation raisonnables un revenu correct aux producteurs pour une bonne qualité des produits et un prix acceptable pour les consommateurs.
Des alternatives existent : vente à la ferme et sur les marchés, AMAP, coopératives de consommateurs, etc. Quels sont leur impact, leurs limites, leur potentiel ?
Comment peuvent agir les consommateurs ?

Rencontre-débat le jeudi 29 janvier 2004 à 20h00
dans le cadre de notre cycle thématique
"Quelle distribution pour la consommation responsable ?"
avec :
- Anne Andrault - Nature & Progrès
- Philippe Cacciabue - Ferme de la Bergerie et coop Saveurs du Vexin (95)
- François Dufour - paysan bio, membre d’un groupement de producteurs
- Nicolas Laurent - Alliance Paysans - écologistes - consommateurs
- Victor Renaud - collectif d’alimentation et de bio-agriculture CALBAR
Auberge d’Artagnan - 80 rue Vitruve - 75020 Paris
métro : Porte de Bagnolet - suivre direction "auberge de jeunesse"
Plan d’accès et tract de présentation
L’entrée est libre mais il est préférable de s’inscrire :
debats@actionconso.org - 01 46 07 17 13
(Une participation aux frais sera bienvenue, selon vos moyens.)

Participez à notre forum en ligne avant le débat !
Vous trouverez aussi en introduction au forum de nombreux documents sur cette thématique.

 

PRODUITS BIO ET COMMERCE EQUITABLE EN GRANDE DISTRIBUTION :
BONNE CONSCIENCE A BON COMPTE ?

On pourrait se réjouir que la grande distribution s’intéresse aux produits présentant des signes de qualité. Cependant, il faut examiner les stratégies des distributeurs et les conséquences à long terme de ces référencements.
Comme pour les autres grands thèmes à la mode, « responsabilité sociétale des entreprises » ou « développement durable », les avancées sont encore souvent très cloisonnées et se situent davantage dans des actions ponctuelles et dans le déclaratif que dans des démarches globales.
En se positionnant sur les créneaux du bio et du commerce équitable - extrêmement minoritaires dans leur chiffre d’affaires -, les distributeurs saisissent en réalité l’occasion de maintenir ou accroître leur avantage concurrentiel.
À court et moyen terme pour les producteurs, c’est certainement un volume de chiffre d’affaires concret et un séduisant accroissement de notoriété. Mais à long terme ?
C’est bien par leur stratégie constante de compression des prix (de revient !) - sans parler des conditions de travail de leurs employés -, que la grande distribution a pu consolider son pouvoir oligopolistique. La concentration considérable du secteur, sa puissance encore plus grande avec le développement de leurs propres marques (à la fois outil de fidélisation des consommateurs et de dépendance accrue pour les producteurs) et ses investissements à l’étranger, élargissent son emprise dans le monde entier et laminent des pans entiers de l’économie, tant au niveau de la production que de la commercialisation.
La présence de ces produits dans leur assortiment pourrait contribuer à désamorcer la critique sur leurs pratiques : il ne faudrait pas lâcher la proie pour l’ombre.
Quelle action pour le consommateur ?
Le comportement du consommateur est un « déterminant fondamental du rapport de forces entre producteurs et distributeurs », avec comme enjeu essentiel sa fidélisation. Son rôle se trouve certainement encore renforcé au vu de l’échec de l’encadrement réglementaire national ou européen à contrôler la concentration et la puissance de la grande distribution, toujours prompte à contourner les lois par de nouvelles stratégies. D’autant que notre politique agricole privilégie de fait les productions industrielles et la régulation du marché par la distribution.
En effet, si les consommateurs ne recherchent pas seulement quelques produits « équitables » dans leur caddie mais se saisissent réellement de leur pouvoir et de leur responsabilité pour contribuer à changer les termes de l’échange, ils doivent fondamentalement reconsidérer leurs critères d’achat.
Aujourd’hui, la qualité sanitaire du produit est devenue le premier - et quelquefois l’unique - critère de qualité, au détriment de la qualité gustative et nutritionnelle, sans parler de la qualité sociale et environnementale de façon générale. La grande distribution attire par ses prix bas sur des produits d’appel et nous incite à acheter toujours plus par sa publicité et ses promotions.
Nous, consommateurs, ne pouvons pas nous contenter des signes de qualité que représentent les marques et labels, la publicité et l’auto-labellisation. Il faut décloisonner la chaîne de commercialisation, s’intéresser à toute la filière, retrouver du lien entre producteurs, commerçants et consommateurs. Certes, cela demande davantage d’efforts (mais aussi davantage de plaisir !) que de pousser son caddie dans les allées des grandes surfaces. Des alternatives existent : réseaux de distributeurs indépendants, vente directe, AMAP, coopératives de consommateurs, etc.. Elles ne pourront se développer que si les consommateurs le veulent bien.
Parallèlement, nous devons aussi exiger des politiques de soutien à la production et à la commercialisation rapprochant producteurs et consommateurs.
Texte complet

PRODUIRE ET CONSOMMER AUTREMENT AVEC LES AMAP
Association entre producteurs et consommateurs pour une économie de proximité.
Une AMAP « Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne » est un groupe de consommateurs rassemblé autour d’un producteur/agriculteur.
Le concept est né au Japon vers 1971, ce furent les « Teikei ». L’Europe a suivi cette démarche communautaire à peu près à la même époque. Vers 1985, des projets sont apparus aux États-Unis dans la région de New York, sous le nom de CSA « Community Supported Agriculture ».
L’AMAP défend une économie nourricière contre une économie du profit.
En pratique, le consommateur s’engage à acheter un panier de légumes par semaine. Le producteur s’engage à fournir des produits frais de saison et du terroir, de bonne qualité nutritionnelle, sanitaire et gustative. Le prix du panier est fixé de manière équitable : revenu décent pour le producteur et prix abordable pour le consommateur. Le lieu de distribution des paniers peut être la ferme elle-même ou un lieu en ville plus proche des consommateurs, mais dans tous les cas le système de distribution est direct et convivial, favorisant une agriculture de proximité. Même si la distribution des paniers se fait en ville, des visites et des animations à la ferme sont organisées régulièrement : l’AMAP favorise le maintien d’une qualité relationnelle avec l’agriculteur et le consommateur.
Les AMAP participent à la lutte contre les pollutions et les risques de l’agriculture industrielle et favorisent une gestion responsable et partagée des biens communs.
Article complet
Pour en savoir plus : alliancepec.free.fr/Webamap/index.php

LA FERME DE LA BERGERIE ET LA COOP « SAVEURS DU VEXIN »
« Mettez un paysage et un visage sur votre consommation ! »
Pas de solidarité et de responsabilité dans l’anonymat ! Face aux problèmes désormais avérés d’une agriculture et d’un territoire déboussolés, des consommateurs s’organisent avec des producteurs pour devenir consomm’acteurs.
La « globalisation » dont on parle si souvent a des conséquences étranges. C’est parfois la pension d’une ‘grand-mère écossaise’ qui, confiée aux fonds de pensions actifs dans toutes les grandes bourses de la planète, entraîne, sans qu’elle le sache, la délocalisation à l’autre bout du monde de l’usine dans laquelle travaille son petit-fils !
Ce sont nos achats quotidiens parfois anodins qui, cumulés, orientent directement les stratégies des entreprises de l’agro-alimentaire, qui répercutent alors les orientations sur l’agriculture.
Face à ces phénomènes dont l’ampleur semble nous dépasser, une certaine forme de candeur, d’ignorance et de naïveté permettait jusque là à tout un chacun de dénoncer l’injustice tout en poursuivant, avec un certain égoïsme, ses propres intérêts personnels en toute bonne conscience.
Mais l’affaiblissement de l’état régulateur a pour premier effet de renvoyer chaque personne à sa responsabilité individuelle. Finie pour le citoyen l’absolution que procurait la cérémonie républicaine du vote ! Il ne suffit plus désormais d’avoir voté pour un parti ou un élu, plein de bonne volonté et résolument contre le chômage, l’exclusion, les discriminations et pour l’environnement, la liberté, l’égalité, la fraternité, la morale etc, pour être déchargé de toute responsabilité individuelle.
Il revient à chacun, par ses choix dans la gestion de ses intérêts particuliers, de prendre en compte voire de rechercher l’intérêt général. C’est une question d’altruisme, valeur essentielle s’il en est, mais aussi de responsabilité.
En 1995, un an avant que n’éclate la première crise de la vache folle, la ferme de la Bergerie, propriété de la Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme, entreprenait une reconversion radicale vers une agriculture et un usage du territoire plus responsable et plus solidaire.
Mais pourquoi et pour qui produire et aménager mieux ?
L’équipe de la ferme était bien décidée à entrer en dialogue avec des consommateurs : qu’ils ‘consomment’ ou fassent usage du paysage et de ses produits. De là est née l’idée de proposer aux nombreuses personnes intéressées par l’achat des produits de la ferme de mettre en place une structure collective : une coopérative de consommateurs.
Une coopérative de consommateurs, c’est la libre réunion de personnes décidées à consommer autrement, même si sa création n’est que le début d’un long chemin de convergence et qu’il faudra encore du temps pour s’expliquer sur les attentes et les motivations individuelles de chacun. C’est d’ailleurs là aussi sa richesse : une coopérative de consommateurs est aussi un collectif de personnes qui au delà d’une action commune de consommation ont vocation à ‘aller plus loin’ dans l’art du vivre ensemble.
Texte complet

LE CALBAR : QUALITE D’ALIMENTATION ET SOUTIEN A L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE
Le CALBAR (Collectif d’Alimentation et de Bio-Agriculture Régional - association loi de 1901) a été créé en 1973 à l’initiative de trois familles du Val d’Oise. A cette époque là, les produits bios n’étaient pas distribués en grande surface et le peu de produits disponibles chez ’La Vie Claire’ était hors de prix. De plus il était quasi impossible de se procurer des produits frais agricoles ou maraîchage de qualité bio en région parisienne. L’idée de départ était donc de monter un système d’approvisionnement direct chez les producteurs bios afin de fournir les familles adhérentes à l’association, ainsi que de louer des terres pour faire du maraîchage bio.
En quelques années nous sommes passés de 3 à 50 familles réparties sur plusieurs villes du Val d’Oise. Nous disposions de tous les produits de l’alimentation : fromages, viandes, vin, céréales, huiles et vinaigre, sel (de Guérande qui était alors en grande difficulté et que nous avons énormément soutenu). Nous avons participé à toutes les grandes actions nationales et avons toujours nos deux titres de propriété au Larzac. Nous avons même ouvert une boutique pour faciliter la redistribution pendant quelques années. Nous avons convaincu un boulanger de passer au pain bio Lemaire et Boucher.
Par contre la culture collective fût arrêtée très vite car tout le monde n’avait pas la même motivation. Et chacun a donc continué, ou non, à cultiver son propre lopin de terre en bio. Nous avons testé plusieurs méthodes, Nature et progrès, bio-dynamique, Lemaire et Boucher,...et aujourd’hui nous sommes toujours des jardiniers bio qui disposons de nos propres récoltes.
Au CALBAR rien n’a jamais été ni centralisé ni décidé globalement. Chaque personne qui souhaitait s’occuper d’un secteur (huile, viande, ...) le faisait comme il le voulait. Et cela fonctionne toujours ainsi depuis trente années. Le responsable d’un secteur commande ce qu’il veut, quand il veut et le redistribue comme il l’entend. Il peut donc prévoir une ou deux ou plusieurs commandes annuelles. Il fait alors connaître la liste et les prix des produits aux autres adhérents, en la leur envoyant (poste, vélo, marche à pied,...), en leur indiquant la date limite de commande et en leur demandant ou non un chèque à la commande à l’ordre du CALBAR (Association de 1901). Il prévient également de la date de prochaine commande afin que chacun puisse prévoir les quantités à stocker.
Actuellement nous ne sommes que 17 familles, mais continuons à nous fournir en sucre, céréales, volailles, huiles, miel, graines pour le jardin, thé, ...
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CONSTITUTION D’UN RESEAU DE COMMERCIALISATION DE PROXIMITE DE PRODUITS BIO
Il y a bientôt 30 ans, j’avais créé avec un ami une coopérative de produits bio.
Pour qu’elle soit efficace, nous avions organisé une coopérative de coopératives. Autrement dit la coop centrale ne servait que des groupes. L’efficacité a été telle que 2 ans après nous étions dépassés et la coop s’est transformée en magasin privé qui aujourd’hui est devenu une chaîne de supérettes de produits diététiques.
Le projet actuel tire les conséquences de cette expérience. L’organisation a trouvé ses limites dans le fait qu’elle reposait exclusivement sur le dévouement des consommateurs.
La proposition : créer deux structures juridiques ayant vocation à travailler ensemble :
Une association de consommateurs, en l’occurrence de produits bio.
Cette association aura pour vocation d’organiser un réseau de correspondants locaux qui mettront à disposition un espace dans leur logement pour permettre de déposer, une fois par semaine au moins, les commandes préparées par les paysans à destination des consommateurs rattachés à ce dépositaire bénévole. Le correspondant, obligatoirement bénévole, aura aussi pour mission de recueillir les commandes et les paiements.
Une coopérative de producteurs bio.
Cette structure aura pour vocation de mettre en réseau les producteurs bio afin que chacun d’eux devienne « distributeur » aux dépositaires des groupes de consommateurs dans un rayon à déterminer autour de sa ferme.
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NATURE & PROGRES ET L’HISTOIRE DE LA BIO EN FRANCE
Le rôle de Nature et Progres dans l’histoire de la bio en France : Témoignage d’une actrice engagée
Quand on se penche sur l’histoire de l’agriculture bio en France, on croise inévitablement le chemin de Nature & Progrès. L’influence des mouvements associatifs dans l’évolution de la bio décroît dès que l’AB devient propriété de l’Etat. Mais l’agriculture biologique, en s’officialisant, prend une tournure industrielle qui fait table rase des préceptes qui l’ont fait naître ...
On pourrait dater la naissance de la bio aux débuts de l’industrialisation de l’agriculture, en réaction à l’utilisation des premiers engrais chimiques issus de la reconversion de la poudre à canon, lorsque, à la fin du 19e siècle, un chimiste allemand, le baron Justus von Liebig, découvre la faculté du salpêtre (ou nitrate) d’accélérer l’accroissement des plantes. Ses méthodes seront appliquées à grande échelle après la guerre de 14-18.
Avant de faire son apparition en France au début des années 50, la pratique de l’agriculture biologique s’est développée en Autriche, en Allemagne, en Suisse et en Angleterre.
Les différents courants de pensées impliqués ont en commun de dénoncer la spécialisation excessive des productions et l’usage des engrais et pesticides issus de l’industrie chimique... militaire.
Dès 1970, Nature & Progrès pose les bases écrites des règles de conduite d’une agriculture dite biologique, créant ainsi le premier cahier des charges dans le monde. Les premières “ mentions ” Nature & Progrès datent de 1973.
Dans un mouvement qui a l’originalité de réunir pour la première fois des producteurs et des consommateurs, ces derniers se montrent particulièrement actifs. Leur attente, si elle est complémentaire de celle des producteurs (vente et approvisionnement), n’est pourtant pas totalement comblée puisque certains produits manquent ; ainsi naissent, à travers les associations départementales de Nature & Progrès, des groupements d’achats ; dès 1980-1985, ils se structurent en coopératives de consommateurs, lesquelles, très vite, regrouperont également leurs approvisionnements. Les Biocoop sont issues de ces premières coopératives de consommateurs.
De leur côté, les producteurs s’organisent en créant des structures de ventes destinées à l’expédition régionale.
Jusqu’à la naissance de la bio officielle qui l’affaiblira considérablement, Nature & Progrès, qui rassemble des militants peu enclins aux concessions et des personnes intéressées par l’alternative agronomique, ne cesse d’aider à la création de mouvements très divers.
Dans cet état d’esprit d’ouverture et de transparence, Nature & Progrès a la volonté de faire sortir la bio de la confidentialité. Cela l’amène à jouer un rôle essentiel dans l’institutionnalisation juridique et réglementaire de la bio dans les années 80.
L’histoire de Nature & Progrès montre comment, à plusieurs reprises, l’association - et finalement une grande partie du mouvement bio - a été aspirée par le travail d’institutionnalisation de l’agriculture biologique. Focalisée sur cet objectif, elle n’a pas su apporter l’énergie nécessaire au maintien du mouvement social unique qu’elle avait créé, l’alliance des producteurs et des consommateurs.
Le mécanisme par lequel s’est imposé, en agriculture, une nouvelle vision du métier et de la place du paysan dans la société, est le résultat de la mobilisation de milliers de militants de diverses organisations (syndicales, professionnelles, spirituelles, humanistes) pendant une vingtaine d’années face à une agriculture de plus en plus industrialisée. L’évolution des mots est en cela très parlante : paysan est rejeté pour devenir cultivateur, puis agriculteur et aujourd’hui... exploitant agricole ! Les mouvements sociaux actuels redonnent son sens, sa beauté et sa force au mot paysan.
L’action des associations d’agrobiologistes ne peut en effet être coupée de leur contexte politique et social : la reconstruction dans les années d’après guerre, puis l’écologie, la lutte contre la pollution, le gaspillage du papier, le tiers monde, et même la question de la décroissance (abordée dès 1975), autant de thèmes qui figurent au sommaire de la revue Nature & Progrès ou sont abordés dans les colloques qu’elle organise au fil des années.
Ce qu’on peut dire aujourd’hui, c’est que l’institutionnalisation de la bio a marqué ses limites (ou ses objectifs) ; la bio est actuellement dans une phase de “ récupération marchande ” : certains voudraient limiter son développement à un copier-coller de la production et de la distribution des produits alimentaires conventionnels.
Mais la ré-émergence de groupements d’achats locaux avec des liens très forts entre consommateurs et producteurs, allant jusqu’à des engagements financiers de la part des consommateurs, peut marquer là le retour d’une réelle innovation sociale.
Texte complet

L’AGRICULTURE BIO EXPLIQUEE AUX ENFANTS
Une autre agriculture
« Simon se demande pourquoi les produits biologiques ne sont pas plus présents, peux-tu nous l’expliquer, Claire ? », propose Victor.
De nos jours, l’agriculture est capable de produire beaucoup. Elle peut nourrir une population qui a fortement augmenté après la seconde guerre mondiale. Mais cette agriculture engendre une pollution importante du fait des produits chimiques répandus en grande quantité sur les plantes. Pour l’éviter, des paysans pensent qu’il faudrait peut-être revenir à une agriculture plus respectueuse du cycle de la nature. Pour cela, ils utilisent différentes techniques pour ne pas polluer la terre, la laisser se reposer. Ils font de l’agriculture biologique.
« Oui, mais ce n’est pas facile de trouver des produits biologiques », constate Victor.
Il est vrai qu’il y a très peu de paysans qui les cultivent. Devenir producteur biologique suppose de remettre complètement en cause les méthodes de travail classiques. Il faut avoir une très bonne connaissance de la nature, de ses besoins et pour cela avoir pris le temps de l’observer avec précision. C’est tout un art ! En cela, ils ne sont pas vraiment aidés par les gouvernements qui préfèrent soutenir, par des subventions, les exploitations industrielles. Les médias, non plus, ne parlent pas beaucoup de ces paysans et de leurs productions.
Pourtant, la consommation de produits biologiques augmente depuis quelques années : le « bio » plaît de plus en plus. Les industriels le savent et vont donc encourager la production de ces aliments en grande quantité. De ce fait, on risque à nouveau de ne pas respecter l’environnement pour satisfaire la demande de tous les clients.
« Le plus simple, se dit Victor, c’est d’aller à la rencontre des producteurs locaux et de leur demander comment ils cultivent leurs fruits et légumes. »
Ils seront sûrement ravis de parler de leur métier et ils deviendront peut-être de nouveaux amis.
Et voici notre Victor, le panier sous la nageoire, en route pour le petit marché du quartier.
Le Journal de Victor - numéro 114 - 21 janvier 2004
(Le pingouin citoyen du mercredi matin)
En complément de l’article : un jeu pour retrouver les produits de saison.
www.recre-action.net/article.php3 ?id_article=67

POUR UNE AGRICULTURE BIOLOGIQUE PAYSANNE
Cinq ans après la mise en œuvre du premier plan de développement de l’agriculture biologique, le premier ministre a confié au député Martial Saddier la mission de faire le bilan de celui-ci. Parallèlement, la Commission européenne engage une réflexion pour un plan d’action européen. L’occasion pour la Confédération paysanne de rappeler ici les dérives qui menacent l’agriculture biologique et européenne et de proposer une autre stratégie de soutien pour une agriculture biologique paysanne
Document complet

L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE : UNE SECURITE FACE AUX ALEAS CLIMATIQUES
D’après une étude parue récemment aux Etats-Unis, les systèmes agricoles biologiques sont plus performants que les systèmes conventionnels lors de périodes de sécheresse ou d’inondation.
Pour la Fédération nationale d’agriculture biologique des régions de France, les avantages mis en avant par les promoteurs de l’agriculture biologique (meilleure stabilité des sols, meilleure autonomie de l’agriculteur face aux aléas, meilleure adaptation aux conditions du milieu) se trouvent une nouvelle fois confirmés. Les premiers retours des régions françaises après la sécheresse de l’été dernier vont dans le même sens. _À une période où l’effet de serre conduit à la multiplication des aléas climatiques (rupture d’équilibre), l’agriculture biologique apparaît bel et bien comme une agriculture performante et offrant une plus grande sécurité pour le producteur.
L’Institute of Science in Society (USA) vient de publier les résultats d’une étude de longue haleine menée aux Etats-Unis depuis 1981 par le Rodale Institute(1) de Pennsylvanie Depuis 23 ans, cet institut compare les résultats de trois types de parcelles : rotation biologique courte, rotation biologique longue, rotation conventionnelle (agriculture chimique habituelle).
Durant les 5 années de sécheresse rencontrées depuis le lancement de l’étude, les systèmes biologiques ont obtenu dans la grande majorité des cas des rendements supérieurs à ceux des systèmes conventionnels.
Par ailleurs, l’année 1999 a été marquée en Pennsylvanie par la succession d’une sécheresse estivale et de pluies torrentielles en septembre. Les résultats sont sans appel, avec des rendements supérieurs dans toutes les parcelles biologiques (à l’exception d’une seule).
Cette situation de stress extrême a été particulièrement suivie par l’institut (mesure régulière de la biomasse, de la couverture du sol, de la dynamique de l’eau en surface et en profondeur...). Selon les mesures effectuées, les résultats semblent dus en particulier à une meilleure structure du sol, de meilleures capacités de rétention d’eau et une meilleure activité biologique des sols en agriculture biologique.
Les conclusions de cette étude appellent bien évidemment un approfondissement. En particulier, il conviendrait d’analyser précisément les effets de la sécheresse subie en France en 2003 : les premiers résultats obtenus auprès des producteurs adhérents à la FNAB, bien que statistiquement non exploitables, indiquent une baisse de rendement bien plus limitée pour les cultures biologiques que pour les cultures conventionnelles. Ce premier aperçu semble bien en adéquation avec les résultats du Rodale Institute.
Le 13 janvier 2004.
Contact presse : Jacques Caplat ou Vincent Perrot - 01.43.38.38.69
(1) www.i-sis.org.uk/OrganicOutperforms.php

LA CONSOMMATION CITOYENNE : UNE PERSPECTIVE INTERNATIONALE
Consommer est devenu un acte social de première importance dans nos sociétés. Des grandes entreprises ont réussi à nous persuader que nous n’existons que si nous consommons, et à faire de leurs marques des icônes, si possible pour la jeunesse. Les liens sociaux et les formes de solidarité collective connaissent une érosion sans précédent, mais les analyses économiques des grands médias s’inquiètent surtout de l’indice de la consommation. Consommer continue à remplacer tout réflexion sur les valeurs et le mode de vie pour une partie de la population.
Dans nos pays, les pays, dits du Nord, ou pays les plus anciennement industrialisés, les mouvements contestant la « société de consommation » sont aussi anciens que celle-ci, et que l’industrialisation elle-même. Une petite partie de la population a décidé de vivre un peu en marge de la société dans son ensemble pour construire des éco-villages, reprenant de façon moderne une tradition ancienne qui passe notamment par le socialisme utopique du XIXe siècle. Ces communautés prétendent non seulement vivre un autre rapport à l’environnement, au travail et bien sûr à la consommation, mais aussi constituer des modèles pour la société dans son ensemble. On sait que ce n’est pas encore le cas.
Le mouvement actuel de la « consommation citoyenne » est peut-être plus significatif d’une vague de fond de notre société dans son ensemble. Ces pratiques nous rappellent que si nous consommons souvent trop, nous consommons aussi souvent mal, et nous indiquent des modes de vie et de consommation plus responsables et durables.
Vu des pays du Sud, et de la partie de la population qui, ici aussi n’a pas les moyens de participer à la grande messe quotidienne du consumérisme, la question de la consommation citoyenne prend donc une perspective différente. Les citoyens cherchent d’abord à garantir leur accès aux produits de base : alimentation, habitat, eau et énergie. C’est ainsi qu’en Amérique latine, mais aussi en Asie se sont constitués des mouvements autour des revendications de « ravitaillement populaire » et de l’habitat.
En Amérique latine, certains gouvernements ont mis en place des organismes pour assurer l’approvisionnement des couches populaires aux produits de base à bas prix, mais leurs politiques se sont avérées insuffisantes parce qu’elles ne prenaient pas en compte l’interdépendance de la production et de la consommation et que ces politiques de consommation sont manipulées par les gouvernants et les partis politiques, aux niveaux local, régional et national.
Il existe pourtant des cas intéressants de mobilisation locale pour mettre en place des pratiques populaires de consommation. Celles-ci se basent souvent sur le potentiel, non reconnu officiellement, des régions rurales et de la petite agriculture familiale à produire des produits de qualité.
Des circuits courts se mettent en place dans de nombreux pays : Cercles de production et de consommation responsable au Mexique, Foire de consommation au Venezuela, montrant que l’Agriculture Soutenue par la Communauté n’est pas un concept réservé au Nord.Signalons enfin que le Mexique et le Brésil tentent de mettre en place, suivant différentes stratégies, des relations de commerce équitable à l’échelle nationale. Celles-ci se traduiraient par « une relation solidaire, consciente, impliquant la co-responsabilité entre les personnes ; consommateurs et petits producteurs ».
Texte complet

 

REVUE DE PRESSE

La grande distribution ou les boutiques du capital _ Dossier dans la revue Campagnes solidaires n°181 - janvier 2004
Campagnes solidaires - 104 rue Robespierre - 93170 Bagnolet
campsol@confederationpaysanne.fr - 01 43 62 82 82

Les coulisses de la bio
Dossier dans la revue Nature & Progrès n°44/ novembre-décembre 2003
68 bd Gambetta - 30700 Uzès
tel : 04 66 22 77 69 - fax : 04 66 03 23 41
n.pegeault@natureetprogres.org - www.natureetprogres.org

AGENDA

26 et 27 février 2004 - Aubagne (13) 1er Colloque international sur les contrats locaux entre agriculteurs et consommateurs
Les formes d’associations et d’engagements entre consommateurs et agriculteurs pour la préservation d’une agriculture plus humaine et respectueuse de l’environnement, et une alimentation de qualité, se font de plus en plus nombreuses.
Les plus développées sont regroupées sous le terme de Community Supported Agriculture (CSA), et sont inspirées des Seikatsu, clubs de consommateurs nés au Japon il y a déjà 40 ans.
Elles s’étendent à différents pays depuis le Japon et l’Amérique du Nord en passant par l’Europe avec l’Angleterre, la Suisse, l’Allemagne, la France, et certains pays du sud.
Souvent ces initiatives travaillent de manière isolée ou sont insérées dans des réseaux qui dépassent encore peu les frontières nationales.
Les objectifs du colloque sont de
- permettre aux responsables des différentes initiatives de se rencontrer au niveau international (présence de délégation japonaise, américaine, canadienne, anglaise, ivoirienne...) et de patager leurs expériences ;
- mettre en avant la diversité des approches et des apports, notamment sur des thèmes clés : alimentation-santé-cuisine, territoires et problématiques foncières, agriculture et environnement, économie, éducation et liens sociaux, engagement citoyen ;
- analyser les besoins d’accompagnement, dans le cadre de la Politique Agricole Commune et des politiques publiques ; · travailler sur la mise en réseau au niveau européen et international.
400 à 500 personnes sont attendues (responsables agricoles, agents de développement, élus, représentants de consommateurs, agriculteurs...)
Cet évènement est organisé par :
Alliance Paysans Ecologistes Consommateurs - www.alliancepec.org
Alliance Provence - www.allianceprovence.org
Contacts : Edith Vuillon et Nicolas Laurent
Les Olivades, 257 ch. De la Petite Garenne - 83 190 Ollioules
Tel : 04.94.63.68.79
edith.vuillon@urgenci.net, 06.79.78.21.58
nicolas.laurent@urgenci.net, 06.74.75.69.98
alliancepec.free.fr/Webamap/index.php

du 4 au 6 mai 2004 - Ile-et-Vilaine Formation commerce équitable nord-nord
La formation a pour objectif de préparer des agents de développement ou des formateurs à appuyer des initiatives de mise en place de circuits de commerce équitable (ou solidaire) Nord-Nord. Pour cela, elle donnera des références
- sur le plan éthique, en mettant en évidence les bases philosophiques du commerce équitable ;
- sur le plan social, en réfléchissant aux apports de circuits équitables pour la société (développement des territoires, emploi local, relation producteur/consommateur,...) ;
- sur le plan technique et organisationnel, en s’appuyant sur l’expérience des filières Sud-Nord ;
- sur le plan stratégique, en organisant des échanges sur les conditions requises pour relever d’une démarche équitable (légitimité, partenariats).
Intervenants
- Hiroko Amemiya : maître de conférences à l’université de Rennes 2, impliquée dans une recherche sur les systèmes d’approvisionnement direct au Japon
- Guy Durand : professeur à l’ENSA de Rennes, premier président de Max Havelaar France
- Jean Claude Levieux : exploitant de « les vergers de Launay » associant vente directe de pommes et vente de produits d’artisans du monde
- Gilles Maréchal : coordinateur FRCIVAM Bretagne, président de la Coordination des Associations de Solidarité Internationale de Bretagne
- Clive Peckham : coordinateur du projet européen Alimenterra sur les systèmes alimentaires locaux
- Frédéric Vanpoulle : producteur de pommes en vente directe, organisateur du salon Ille et Bio de Guichen
Organisation et inscriptions :
Gilles Maréchal, FRCIVAM Bretagne
97, avenue A. Bonnin BP 17141 35571 Chantepie cedex
tel 02 99 77 39 33 - frcivam.bzh@wanadoo.fr

L’agenda d’Action Consommation en ligne (en cours d’actualisation)

 

CAMPAGNES

LA SPECULATION BOURSIERE HORS DE NOS ECOLES !
Ensemble, mobilisons-nous pour dénoncer toutes les pressions idéologiques et économiques auxquelles sont soumis les jeunes et notre système éducatif !
Signez et faites signer la pétition, utilisez l’affiche et diffusez le tract (à télécharger) :

LA PUB VEHICULE UN MESSAGE POLLUANT... !
L’omniprésence de la publicité est en soi une pollution. Visuelle, auditive et bientôt olfactive, la publicité s’immisce dans les moindres replis de notre vie privée comme dans les moindres recoins de l’espace public. le message diffusé par la répétition publicitaire colporte le mythe de l’abondance matérielle par lequel l’achat permet d’être, d’exister, de façon exacerbée dans le cas de l’automobile.
Commandez les documents de la campagne et écrivez aux ministères concernés.

TRAFICS EN MER : MARINS EN GALERE
Avec la mondialisation et le développement des échanges, le trafic maritime mondial a connu une progression spectaculaire. Les intérêts économiques et financiers y sont devenus considérables. La dérégulation qui affecte aujourd’hui l’ensemble des secteurs économiques prend ici une ampleur inédite. Cette campagne vise à restaurer la dignité des conditions d’emploi, de travail et de vie des marins ainsi qu’à lutter contre l’utilisation des pavillons de complaisance.
Commandez les documents de la campagne et écrivez aux ministères concernés.

 

VOS RENDEZ-VOUS AVEC ACTION CONSOMMATION

PERMANENCE
Une permanence mensuelle accueille toute personne intéressée par l’association.
Prochain rendez-vous : mardi 3 février à 19 heures.
La Passerelle (café, resto, librairie) - 3 rue Saint-Hubert - 75011 Paris
(métro rue Saint-Maur, ligne 3)

RENCONTRES-DEBATS
Pour vous informer et participer aux débats, rejoignez-nous pour ces rencontres thématiques (trimestrielles). Prochain rendez-vous :
jeudi 29 janvier 2004 (Ile-de-France)
Sur le thème : Relations directes producteurs - consommateurs
Pour vous inscrire : debats@actionconso.org

FORUMS
Informez-vous et participez à nos forums en ligne :
- Commerce équitable et distribution
- Entreprises et éducation
- Relations directes producteurs-consommateurs

 

RETROUVEZ-NOUS AILLEURS ...

7 et 8 février 2004 à Lille Premières Rencontres de l’éducation citoyenne
« pour que chacun puisse être acteur de sa propre vie et citoyen d’un monde solidaire » avec le concours de la région Nord -Pas de Calais, de la ville de Lille, du Conseil général du Nord et de l’Université catholique de Lille
Nous sommes nombreux à penser que pour qu’un autre monde soit possible, il faut un autre mode d’éducation tout au long de la vie des citoyenn-e-s de ce monde. Une question centrale nous unit : « Comment faire pour que chacun soit acteur de sa propre vie et citoyen d’un monde solidaire ? ».Nous pouvons nous appuyer pour cela sur les nombreuses expériences nourrissent une telle démarche :des associations d’éducation populaire,des parents,des enseignants et éducateurs,des associations de consommateurs,des associations citoyennes,qui luttent pour une société solidaire, du mondial au local,des militants de l ’éducation à l ’environnement,à la santé,à la citoyenneté ...,des associations d ’insertion ou d ’économie solidaire,des représentants des collectivités et des territoires.
L’objectif de ces deux jours de mise en réseau est de se connaître, de décloisonner, de dégager des principes d’actions et de références communes, au delà des clivages et des différences. Il s’agit ce faisant :
- de redéfinir une éthique de l’éducation, commune à de nombreux champs
- de mettre en lumière tout ce qui se fait déjà dans cette perspective : ouvrir un espace à des expériences qui sont méconnues,peu valorisées et qui pourtant ...
- de dégager des valeurs et des méthodes contribuant à une éducation émancipatrice
- de constituer un réseau regroupant dans la durée les expériences et les réseaux
Une place centrale est donnée au travail en ateliers à partir d’expériences vécues.
Nouveau Siècle, 8 place Mendès France - Lille
Kèmi Fakambi (kemi@recit.net) - www.recit.net
Action Consommation est partenaire de cette initiative. Nous animerons un atelier, présenterons le guide consommation responsable Val d’Oise et tiendrons un stand d’information.

du 23 au 30 mars 2004 à Paris
« Images mouvementées » - le Festival de cinéma d’Attac

« Au travers d’une thématique forte - « La fabrique de l’opinion » - nous nous attacherons à porter la réflexion collective sur une préoccupation que les turbulences nationales et internationales récentes ont rendue encore plus d’actualité : quelles forces, quelles influences, quelles idéologies, quels pouvoirs contribuent à modeler notre perception du monde, et avec quels objectifs ?
En d’autres termes, comment se fabrique l’opinion ?
Ces questions seront abordées pendant une semaine avec une programmation rigoureuse, riche d’une trentaine de films documentaires et de fictions, courts et longs métrages.
En dépit d’intitulés volontairement provocateurs, destinés à interpeller le public, nous proposerons à nouveau des débats qui, avec la contribution de représentants de l’ensemble de la société civile - sociologues, philosophes, historiens, journalistes, responsables associatifs, représentants syndicaux, réalisateurs... - seront résolument ouverts et dépasseront les limites du débat exclusivement militant.
Ces débats auront lieu dans le Cinéma des Cinéastes et dans divers lieux du quartier. La librairie installée dans le hall du cinéma permettra également des échanges et des discussions. »
Cinéma des Cinéastes (7, av. de Clichy - M° Place Clichy - réservation : 01 53 42 40 20)
www.local.attac.org/images-mouvementees/
Action Consommation sera partenaire de cette manifestation.

 

Pour vous abonner au bulletin d’information (c’est gratuit) :
bulletins-subscribe@actionconsommation.org

Pour adhérer à l’association et rester informé(e) (1 message / jour en moyenne) :
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(Nous avons besoin de votre soutien, que ce soit sur le plan moral, représentatif ou financier !)

Pour soutenir notre action et participer : Rejoignez-nous !

 

Action Consommation
21ter, rue Voltaire - 75011 Paris - info@actionconsommation.org
www.actionconsommation.org

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