Bulletin d’information 3.11.2003
LES ENTREPRISES, LA MONDIALISATION ET LES AUTRES
Non content d’autoriser les entreprises à investir les établissements scolaires avec un « code de bonne conduite » qui ouvre le champ à des démarches publicitaires sous forme de dispositifs pédagogiques et autres jeux-concours (voir la campagne « La spéculation boursière hors de nos écoles ! » (1)), le Ministère de l’Education nationale autorise désormais et participe activement à des partenariats avec un organisme proche du Medef concernant la formation des enseignants.
Ce sont ici les principes de neutralité et de laïcité de l’Education nationale qui se trouvent bafoués par ce prosélytisme du « culte » économiciste et utilitariste, qui place l’économie au centre de la société et définit l’intérêt général comme la somme des intérêts particuliers, justifiant l’abolition de toutes les entraves au libre-échange et l’effacement - complice - des Etats. Ceci contribue au formatage, sinon au « calibrage » des esprits au quasi-devoir civique de consommation, à l’individualisme et à l’acceptation de la position centrale des entreprises et de leurs intérêts dans la société.
C’est pourquoi Action Consommation se doit d’attirer l’attention sur ces évolutions et de se mobiliser.
Rappelons que la libre concurrence à l’échelle mondiale exige des normes homogénéisantes des productions et des organisations, tandis qu’elle favorise la concentration et le pouvoir croissant des multinationales ; l’OMC et les accords internationaux ont déjà permis une libéralisation croissante, dont il serait urgent de dresser un réel bilan (croissance des inégalités, persistance de la faim dans le monde, dégradations irréversibles de l’environnement, modèle de développement des pays prospères fondé sur la croissance infinie de la consommation - pourtant reconnue comme insoutenable pour la planète et l’humanité).
Après son Université d’été au titre usurpé de « La grande transformation (2) », le Medef s’attaque ici - à travers l’Institut de l’entreprise et en partenariat avec l’Education nationale - aux enseignants des Sciences Economiques et Sociales dans une Université d’automne intitulée « Les entreprises dans la mondialisation », qui s’est tenue les 23 et 24 octobre derniers. Suivant l’annonce qu’il ne s’agissait pas « d’opposer une vision angélique de la mondialisation à une vision diabolisée de celle-ci » et la promesse de laisser une large place au débat, le séminaire a pourtant accueilli comme orateurs les seules entreprises, et non des moindres. Certains professeurs ont vu leur inscription refusée alors qu’ils l’avaient transmise dans les temps, tandis que des militants « altermondialistes » se trouvaient tenus très à l’écart, quelquefois assez violemment bousculés.
(Dans le même temps, le reportage "Les marques à l’école", programmé sur France 2 dans Envoyé spécial le 23 octobre, était remplacé par une rediffusion d’un documentaire sur les comédies musicales. Curieuse coïncidence !…)
Comme l’énonce François Ewald, idéologue du Medef, « Les entrepreneurs ne gagneront la bataille qui travaille la société que s’ils parviennent, sans mauvaise conscience, à faire des valeurs de l’entreprise des valeurs partagées (3) ».
L’offensive idéologique est désormais ouvertement déclarée comme telle, et ouvertement avalisée par l’Etat français.
Véronique Gallais, Action Consommation
(1) www.actionconsommation.org/publication/article.php3 ?id_article=161
(2) L’ouvrage de Karl Polanyi « La grande transformation », publié en 1944 (éd. Gallimard, 1983), constituait « la première critique anthropologique de la prétention impérialiste de l’économie à rendre compte de la totalité de la vie sociale » (cf. « L’essentiel de l’économie 2004 », Hors-série d’Alternatives Economiques, novembre 2003)
(3) Thierry Renard et Voltairine de Cleyre, « Medef : un projet de société », Ed. Syllepse, 2001
LES SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES AU LYCEE, L’ULTIME REMPART
Bien que vieille de plus de trente ans dans nos lycées, cette discipline nommée « Sciences Economiques et Sociales » reste fort méconnue du public dans son contenu. Divers aménagements ont jalonné son histoire sans remettre en cause, pour le moment, les fondements premiers de cet enseignement. Cependant, de sérieuses menaces pèsent chaque jour davantage sur ces fondements. Disons-le tout net : idéologiquement, cet enseignement dérange nos élites « entreprenantes » et « dirigeantes ».
Aujourd’hui, les SES sont enseignées, à titre d’option, en classe de Seconde à la majorité des élèves. En classe de Première et de Terminale, seuls les élèves ayant choisi la filière « Economique et Sociale » (baccalauréat ES) reçoivent cet enseignement qui est alors leur matière dominante dans le jeu des coefficients à l’examen final. En classe de Première ES les élèves peuvent ajouter à cette discipline l’option « Sciences Politiques ». En classe de Terminale ES, les élèves peuvent choisir de compléter l’enseignement des SES par ce qui est appelé « Spécialité Economique et Sociale » (épreuve à part entière au baccalauréat) où les théories économiques et sociologiques sont étudiées dans le texte des grands auteurs).
L’enseignement des SES est pluraliste dans le sens où il se garde de présenter aux élèves une seule vision de la réalité économique et sociale. Par exemple, l’origine du chômage ne saurait être expliquée à l’aune de la seule théorie libérale. Ensuite, cet enseignement est bi-disciplinaire : un équilibre a été sans cesse recherché jusqu’ici entre l’économie et la sociologie. Cela a pour conséquences, entre autres choses, que les problèmes économiques ne sont pas étudiés sans que soient appréhendés les implications sociales de ces problèmes. Les activités économiques des hommes sont avant toutes choses portées par des sociétés dont il convient d’analyser les fondements et bouleversements tels que ces derniers expliquent très largement les tenants et aboutissants de l’économie. On comprend ainsi aisément qu’il s’agit de fournir aux élèves des clés de compréhension du monde qui les entoure dans la diversité des dimensions de celui-ci, économique et sociologique certes, mais aussi historique, anthropologique et philosophique. Il ne s’agit donc en rien pour nous de véhiculer le discours d’une catégorie d’acteurs de la vie économique et sociale, cette catégorie fut-elle dominante.
Les auteurs étudiés en « Spécialité » se nomment Adam Smith, David Ricardo ou Milton Friedman. Mais ils se nomment aussi John Maynard Keynes, Joseph Schumpeter et Karl Marx. La partie sociologique ne saurait oublier Emile Durkheim ou Pierre Bourdieu. Là aussi, il s’agit de montrer à nos élèves que le monde d’hier et d’aujourd’hui ne peut être regardé et analysé avec une grille de lecture unique ou, pire, par le petit bout d’une lorgnette tendue par ceux qui peuvent avoir intérêt à ne montrer qu’un aspect de la réalité de ce monde. Nous entendons qu’il en soit ainsi demain encore.
Comment alors s’étonner que nous soyons dans le colimateur des défenseurs et des principaux acteurs de l’ordre économique néo-libéral, pour ne pas dire ultra-libéral ? Quand l’Etat abdique chaque jour un peu plus de ses prérogatives pour laisser les coudées franches à ces acteurs-là, la surprise n’est rien d’autre qu’une coupable naïveté. Quand on perçoit l’Ecole avant tout comme un lieu de formation de futurs producteurs-consommateurs dociles et maléables à souhait, la surprise n’est rien d’autre que l’incapacité à rester fidèle à des valeurs autres que celles du marché. Nous voudrions pouvoir « fabriquer » les citoyens du monde à venir, un monde où les marchands ne joueraient que leur rôle au lieu de vouloir être seuls en scène.
Certains ont cru devoir se rendre à l’inepte invitation des « nouveaux maîtres du monde », espérant pouvoir apporter une note discordante face au rouleau compresseur du discours patronal. Ils constateront un jour, peut-être trop tard, qu’ils n’avaient rien à faire sur cette galère, si ce n’est ramer durement pour accélèrer la marche vers le démantèlement du social au profit du tout économique. On appelle cela scier la branche sur laquelle on est assis. On nomme aussi cela le masochisme. Peut-être n’est-il pas trop tard pour se resaisir. C’est l’intérêt des jeunes qui nous sont confiés, même si beaucoup d’entre-eux ne s’en rendent déjà plus compte. Le maintien de la démocratie est à ce prix. Mais pour ce prix-là, il n’existe pas de marché ; c’est aux forces sociales de le fixer puis de le défendre.
Yann Fiévet, Action Consommation
UNIVERSITE D’AUTOMNE - PROGRAMME
Enseignants de Sciences Economiques et Sociales - Entreprises - 2003
"Les entreprises dans la mondialisation"
Jeudi 23 et vendredi 24 octobre 2003
Lycée Louis le Grand - 123 rue Saint Jacques, Paris 5ème
Projet de programme au 23 septembre 2003
"Les entreprises dans la mondialisation"
L’internationalisation des échanges poursuivie depuis la fin de la seconde guerre mondiale a connu une brusque accélération au tournant des années quatre-vingt-dix. Par la croissance très rapide du volume de leurs investissements à l’international, les entreprises sont devenues les principaux acteurs du processus de mondialisation de l’économie.
C’est précisément à raison de leur rôle moteur dans ce processus que les entreprises sont aujourd’hui souvent mises en cause : les choix d’implantation de sites de production dans des pays émergents ou en développement, parfois au détriment des pays développés, cristallisent les critiques du mouvement hétérogène mais puissant que l’on désigne désormais sous le nom d’ " altermondialiste ".
L’objectif de l’Université d’Automne n’est pas de rouvrir un débat général maintes fois tenu ni d’opposer une vision angélique de la mondialisation à une vision diabolisée de celle-ci mais, à partir d’une vingtaine de cas concrets que les entreprises elles-mêmes considèrent comme des réussites, d’inviter les participants issus de l’enseignement et de l’entreprise à s’interroger sur les conditions qui permettent à la mondialisation de devenir un jeu à somme positive pour toutes les parties prenantes.
Les études de cas seront présentées en atelier en présence d’un enseignant qui y a été associé et qui a pu en suivre l’élaboration. Les ateliers laisseront une large place aux débats qui seront animés par un dirigeant de l’entreprise concernée -dans la majorité des cas le président lui-même- et un représentant du corps d’inspection : inspecteur général ou inspecteur pédagogique régional.
Deux tables rondes encadreront les ateliers. La première posera la question des contraintes qui s’exercent sur les entreprises. La seconde s’interrogera sur la nécessité d’une régulation et sur son contenu. La conclusion offrira l’occasion d’évoquer la place de l’Europe dans la mondialisation.
Présidents ayant confirmé leur participation :
Pierre Bellon (Sodexho Alliance), Daniel Bernard (Carrefour), Michel Bon (Institut de l’Entreprise), Philippe Carli (Siemens SAS), Henri de Castries (Axa), Bertrand Collomb (Lafarge), Jean-François Dehecq (Sanofi-Synthelabo), Thierry Desmarest (Total), Elizabeth Ducottet (Thuasne), Jean-Marc Espalioux (Accor), Jean-Martin Folz (PSA Peugeot Citroën), Dominique Jacomet (Union des Industries Textiles), Patrice Kretz (Chantelle), Henri Lachmann (Schneider Electric SA), Jean Laurent (Crédit Agricole), Anne Lauvergeon (Areva), Pierre Lévi (Faurecia), Michel Pébereau (BNP Paribas), Benoît Potier (Air Liquide), Henri Proglio (Veolia Environnement), Franck Riboud (Groupe Danone).
jeudi 23 octobre
Matinée en séance plénière
9h30 - 9h45
Accueil,
par Michel Bon, Président de l’Institut de l’Entreprise
Jean-Paul de Gaudemar, Directeur de l’Enseignement Scolaire
Michel Pébereau, Président du Conseil d’Administration, BNP Paribas,
Président de la commission Enseignement des SES, Institut de l’Entreprise,
Jean Etienne, Doyen de l’inspection générale des SES
9h45 - 10h15
Ouverture
par Luc Ferry, Ministre de la Jeunesse, de l’Education et de la Recherche
10h15 - 10h30
Présentation du projet "Entreprises dans la mondialisation"
Thierry Desmarest, Président Directeur Général, Total, Président de la commission Mondialisation, Institut de l’Entreprise
11h - 13h
Table-ronde :
Les Entreprises dans la mondialisation : Opportunités et contraintes - Que peuvent faire les entreprises pour que la mondialisation soit bénéficiaire pour toutes les parties prenantes et quelles sont les limites à leur action ?
Animateur : Erik Izraelewicz, Rédacteur Editorialiste, Les Echos
Intervenants :
l’eau : Henri Proglio, Président Directeur Général, Veolia Environnement
le médicament : Jean-François Dehecq, Président Directeur Général, Sanofi-Synthelabo
le crédit : Michel Pébereau, Président du Conseil d’Administration, BNP Paribas
l’industrie : Jean-Martin Folz, Président du Directoire, PSA Peugeot Citroën
Discutants : deux professeurs
Débat avec la salle
13h - 14h15
Déjeuner à la cafétéria du Lycée
Après-midi en ateliers :
Etudes de cas
14h30 - 15h45 (A)
BNP Paribas - PSA Peugeot Citroën - Sanofi-Synthelabo - Schneider Electric SA - Sodexho Alliance -
UIT (Chantelle) - Veolia Environnement
16h - 17h15 (B)
Accor - Air Liquide - Groupe Carrefour - Lafarge - Siemens France SA - Total (tbc) - UIT (Chargeurs)
17h30 - 18h45 (C)
Areva - Axa - Crédit Agricole - Groupe Danone - Faurecia - UIT (Thuasne)
vendredi 24 octobre
Matinée en séance plénière
9h - 11h
Table ronde :
Les Entreprises dans la mondialisation : Quelles règles du jeu ?
L’objectif d’un comportement positif des entreprises dans la mondialisation peut-il se réaliser sans régulation ? Quels types de régulation (engagement volontaire ou réglementation ) ? Quel contenu à la régulation, quel(s) régulateur(s) ?
Animateur : Jacques Barraux, Rédacteur en Chef, Les Echos
Intervenants :
le financier : Christian Noyer, ancien Vice-Président, BCE
le social : François Chérèque, Secrétaire Général, CFDT
l’environnement : Jean-François Minster, Président Directeur Général, IFREMER
Discutants : deux professeurs
Débat avec la salle
11h30 - 12h30
L’Europe dans la mondialisation : Espérances et menaces
Pascal Lamy, Membre de la Commission Européenne, Commerce
12h30 - 12h45
Clôture, par Xavier Darcos, Ministre Délégué à l’Enseignement Scolaire
Les inscriptions
La participation est libre. L’accès au Lycée Louis Le Grand sera donné sur présentation du document confirmant l’inscription. (…)
Les partenaires :
Ministère de la jeunesse, de l’éducation et de la recherche - Direction de l’Enseignement Scolaire, Sous-direction des actions éducatives et de la formation continue des enseignants
110 rue de Grenelle - 75357 Paris SP 07
Institut de l’entreprise
et les commissions présidées par
Michel Pébereau (Enseignement des SES)
et Thierry Desmarest (Mondialisation)
6 rue Clément Marot - 75008 Paris
Centre National d’Enseignement à Distance (CNED)
François Delaunay
tél. : 01 46 48 25 83 (Vanves) et 05 49 49 97 20 (Poitiers)
LE MEDEF, MAITRE D’ECOLE ?
Lettre de Jacques Nikonoff, Président d’Attac à Monsieur Luc Ferry, Ministre de la jeunesse, de l’éducation et de la recherche
Paris le mercredi 14 octobre 2003
Monsieur le Ministre,
Le Bureau d’Attac a pris connaissance avec effarement du programme de l’ " université d’automne " destinée aux enseignants de sciences économiques et sociales, et organisée par vos services les 23 et 24 octobre prochain en partenariat avec l’Institut de l’entreprise. Intitulée " Les entreprises dans la
mondialisation ", cette " université " affirme d’emblée son objectif : il s’agit de réfuter " les critiques du mouvement hétérogène, mais puissant que l’on désigne désormais sous le nom d’altermondialiste " et de présenter la mondialisation comme " un jeu à somme positive pour toutes les parties prenantes ".
Nous pensions que le professeur de l’enseignement supérieur que vous êtes savait faire la différence entre une véritable université, lieu de débats critiques, et une pure et simple opération de propagande à sens unique, dans laquelle vous avez embrigadé des personnels de l’éducation nationale. Non seulement les attendus de cette opération, rappelés plus haut, sont scientifiquement très contestables, et en tout cas méritent examen contradictoire, mais le corps professoral que vous avez choisi s’apparente davantage à une assemblée du Medef qu’à un collectif académique. S’y trouvent en effet réunis, entre autres, les PdG des 20 plus grandes entreprises françaises, deux journalistes économiques et un seul syndicaliste, M. François Chérèque, dont le choix n’a évidemment rien de fortuit.
Le Bureau d’Attac tient à vous rappeler qu’une entreprise ne se réduit pas à son président, qu’elle a aussi des personnels, pour certains membres de syndicats. Or,la seule voix qui sera présentée sera celle des dirigeants et des actionnaires, pas celle des salariés non détenteurs de " stock options ". Il y a là une grossière entorse à la déontologie minimale qui devrait prévaloir dans un stage de formation
de l’éducation nationale, de surcroît effectué sous votre autorité et en votre présence.
Attac dénonce cette violation des règles les plus élémentaires de la neutralité de l’Ecole et de son indépendance à l’égard des intérêts privés. Cette prétendue " université " n’est en effet rien d’autre qu’une manipulation idéologique visant à donner une information à sens unique à des professeurs triés sur le volet par vos inspecteurs pédagogiques régionaux.
Le Bureau d’Attac :
appelle les membres de l’association à être présents le vendredi 24 octobre à 12 heures devant les portes du lycée Louis le Grand (123, rue Saint-Jacques, Paris 5ème), où se tient l’ " université " pour manifester leur indignation face à cette tentative d’inféodation au Medef ;
demande aux enseignants sélectionnés de se montrer dignes de leur fonction d’éducateurs réfractaires au bourrage de crâne, et de ne pas se laisser enfermer dans le carcan que vous leur avez construit. Ils pourront ainsi poser des questions non prévues au programme. Par exemple, la nature et l’ampleur des plans sociaux mis en place dans certaines des entreprises présentes, la rémunération des dirigeants et leurs portefeuilles de stock options, le respect des droits syndicaux et sociaux chez eux, en France, et dans leurs filiales étrangères, etc. Des documents seront remis par Attac aux enseignants à cet effet le jeudi matin à 8 heures.
Puisque vous avez cru devoir mettre en place un partenariat avec une organisation privée, l’Institut de l’entreprise, nous vous proposons d’en faire autant avec une autre organisation privée, l’association Attac. Le mouvement altermondialiste, dont elle est une composante reconnue, n’est-il pas, selon votre propre formulation, un mouvement " puissant " dont les analyses mériteraient, elles aussi, d’être entendues ? A la différence du Medef et de vous-même, toutefois, Attac accepte et même sollicite la contradiction. Nous sommes prêts à traiter les mêmes sujets que ceux prévus les 23 et 24 octobre, mais sous la forme de débats entre universitaires et syndicalistes membres d’Attac et les grands patrons que vous avez réunis.
Personne ne comprendrait que ces personnalités, qui dirigent des milliers, voire des dizaines de milliers de salariés, se dérobent à la perspective d’une confrontation publique avec de simples citoyens informés. Il vous appartient de les inciter à relever ce modeste défi, ce " challenge ", pour reprendre leur vocabulaire. ous sollicitons dés à présent une entrevue avec vous pour mettre au point les termes et les modalités de cette rencontre à laquelle, nous n’en doutons pas, vous aurez à coeur de participer, et que vous pourrez annoncer dans votre allocution d’ouverture du jeudi 23 octobre.
Croyez, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma haute considération.
Jacques Nikonoff
Président d’Attac
Tract 24/10 : france.attac.org/site/page.php ?idpage=2684&langue
Lettre Ferry : france.attac.org/site/page.php ?idpage=2685&langue
APSES - Association des Professeurs de Sciences Economiques et Sociales
COMMUNIQUE DE PRESSE - 3 octobre 2003
L’Education nationale et l’Institut de l’Entreprise organisent les 23 et 24 octobre 2003, au lycée Louis le Grand de Paris, « les entretiens de Louis Le Grand », une rencontre entre les professeurs de Sciences Economiques et Sociales et les dirigeants des grandes entreprises sur le thème « les entreprises dans la mondialisation », à l’effet de montrer le « rôle moteur de entreprises » dans le processus de mondialisation et de « s’interroger sur les conditions qui permettent à la mondialisation de devenir un jeu à somme positive pour toutes les parties prenantes ».
Cette « université d’automne » s’inscrit dans le cadre d’un contrat de partenariat entre l’Education nationale et l’Institut de l’Entreprise qui s’est traduit, depuis 2 ans, par l’organisation de stages en entreprise proposés aux enseignants de Sciences Economiques et Sociales et la création d’un site internet proposant des cours de terminale (site Melchior auquel renvoie le site ministériel Educnet).
Malgré ses demandes réitérées, et une lettre ouverte adressée au Ministre de l’Education en février 2003, co-signée par le SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNES-FSU, SUD-Education, l’Association des Professeurs de Sciences Economiques et Sociales (APSES) n’a pu obtenir que soient rendus publics les termes de ce partenariat exclusif ni les critères de sélection des enseignants conviés à ces stages, coûteux pour l’Education Nationale au moment où les crédits de la formation continue, organisée par le ministère, sont réduits à la portion congrue et les universités d’été supprimées.
Tout en réaffirmant la nécessité d’une formation continue assurée par le Ministère et non par des organismes privés, l’APSES considère que si cette politique de partenariat se maintient, elle ne peut être réservée à un seul organisme en situation de monopole mais doit s’étendre à d’autres institutions ou organisations et l’appel à candidature doit se faire par appel d’offres.
En outre, les seuls intervenants de cette « université », (hormis François Chérèque, secrétaire général de la CFDT et Claude Martin, Président de VVF International) sont des responsables de grandes entreprises.
L’APSES réaffirme que la fonction d’un enseignement n’est pas de présenter une vision idéalisée de la réalité économique et sociale mais d’en montrer tous les aspects, par des approches pluralistes validées scientifiquement. Et si, au delà de ces approches scientifiques et théoriques, il s’agit d’étudier le phénomène de la mondialisation avec l’intervention des acteurs de la mondialisation, c’est à l’ensemble des acteurs de la mondialisation qu’il faut faire appel et non aux seuls chefs d’entreprises.
L’objectif de ces « entretiens » organisés sous l’égide du Ministre de l’Education Nationale, et dont le programme prévoit en ouverture la présence du Ministre Luc Ferry aux côtés des P.D.G. des grands groupes ainsi que celle de Xavier Darcos en clôture, est-il de contribuer à la promotion des entreprises ?
Cette démarche doit-elle être comprise comme une remise en question de l’enseignement de Sciences Economiques et Sociales ?
L’enseignement de SES et plus largement l’éducation doivent-ils être confiés à des acteurs privés risquant de confondre enseignement de l’économie et défense des intérêts des entreprises, intérêt général et intérêts privés ?.
Imaginerait-on de confier l’enseignement de la médecine aux laboratoires pharmaceutiques ou à la Caisse d’Assurance Maladie ?
L’APSES s’interroge sur cette démarche, visant à contribuer à la formation des professeurs de Sciences Economiques et Sociales, qui est à l’opposé des principes même de l’enseignement de S.E.S.
L’APSES a sollicité ses différents partenaires (syndicats, associations de parents…) pour organiser conjointement avec elle une conférence de presse le mercredi 22 octobre.
Pour le bureau national,
Edwige CORCIA (secrétaire générale)
Contact : edwigecorcia@minitel.net ; Tél : 06 83 50 97 27
Président : Michel SPINNEWYN - michel.spinnewyn@wanadoo.fr - Tel : 03 88 51 46 90
QUAND LE MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE DONNE LE MONOPOLE DE LA FORMATION DES PROFESSEURS DE SES A L’IDE (MEDEF)
Communiqué du SNES - 30.09.2003
L’Education nationale a-t-elle donné le monopole de la formation des professeurs de SES à l’IDE (Institut de l’Entreprise) proche du Medef ?
Monopole de l’information sur le site du Ministère puisque le site de l’IDE est le seul annoncé bien que le service public ait celui du CNDP (Scéren).
Monopole des stages longs puisque les seuls stages longs de formation continue (4 mois) auxquels les enseignants de SES peuvent prétendre après sélection par l’Inspection ont lieu au sein d’une entreprise qui en définit unilatéralement le contenu. Pour ces stages en entreprise, le Ministère de l’Education nationale se découvre des ressources pour payer le remplacement des enseignant partis en stage alors que dans le même temps les académies ont vu fondre leurs moyens de formation continue.
Monopole de la seule « université » de l’année : les 23 et 24 octobre auront lieu deux jours de « formation », validés par le plan national de formation, payés par l’Education nationale au profit de l’IDE, et inaugurés par Luc Ferry. Le programme portant seulement sur le rôle des grandes entreprises dans la mondialisation, des ateliers doivent être animés par les responsables des grandes entreprises françaises, un seul syndicaliste étant invité, François Chérèque. Non seulement les chercheurs et universitaires spécialisés en sont exclus mais est écartée toute force critique de la mondialisation libérale. En organisant cette « université », le Ministère fait le jeu d’un groupe de pression idéologique : alors que dans le même temps le président Chirac va mettre en place un Observatoire de la mondialisation ouvert à tous les acteurs, ONG et syndicats compris.
Avec ce triple monopole, ce n’est plus d’une tentative de pénétrer le monde de l’école dont il s’agit, comme à travers les Masters de l’économie, jeu visant à faire boursicoter les élèves pour gagner un prix.
Il s’agit là d’une volonté affichée d’encadrer et de contrôler une profession qui s’est toujours définie, dans sa pratique, par la recherche de la multiplicité des points de vue, des approches, et des sources.
Pour respecteur les principes de laïcité et de pluralisme, le SNES demande que le Ministère finance une « université » équivalente avec les acteurs critiques de la mondialisation.
UNIVERSITE D’AUTOMNE : TEMOIGNAGE SUR LE VIF
Louis le Grand ce matin - La police confirme : Il est interdit de penser !
Ce matin , 23 octobre, c’est l’ouverture de "l’université "organisée par le ministère, le CNED, l’institut de l’entreprise.
Je ne vais pas ici reprendre les arguments présentés par ATTAC et d’autres organisations pour dénoncer cette manipulation . Je souhaite seulement témoigner rapidement d’un nouvel et scandaleux épisode :
Donc, 8h30 ce matin- entrée de Louis le Grand .
"Forces" en présence : 7 camions de CRS ( dont un de déminage !!) et 3 militantes d’ATTAC (Régine Tassi, Francine Palisson et moi).
Nous commençons à distribuer tranquillement les documents ATTAC. On nous demande de dégager l’entrée et c’est ce que nous faisons. On nous demande alors de nous éloigner du "périmètre de sécurité" !?Nous nous écartons encore un peu, tout en continuant notre diffusion.
Une quinzaine de policiers arrivent (il fallait bien ça pour maitriser 3 individus aussi dangereux et costauds) et nous poussent jusqu’à la rue Soufflot (large,le périmètre !), menacent de nous embarquer…
Des représentantsde l’APSES et du SNES ont également été refoulés .
ATTAC va faire un communiqué à ce sujet. Le journaliste de l"Huma" qui était le seul journaliste présent a pris des photos .
Espérons que nous serons nombreux demain à 12h devant Louis le Grand pour dénoncer cette université d’automne et ses pratiques totalitaires .
Christiane Levilly, Action Consommation
POUR EMPÊCHER TOUTE INFORMATION CONTRADICTOIRE DES PROFESSEURS INSCRITS À LEUR " UNIVERSITÉ D’AUTOMNE "
Luc Ferry et le MEDEF font appel à la police
Communiqué d’Attac
Ce jeudi 23 octobre à 8h30 commençait la prétendue " Université d’automne " organisée au Lycée Louis Le Grand à Paris par le ministère de l’éducation et l’Institut de l’entreprise, succursale du EDEF.
Cette université vise à endoctriner les enseignants en sciences économiques et sociales en leur vantant unilatéralement les mérites de la mondialisation libérale et des grandes entreprises transnationales françaises.
A 8h30 des militantes d’Attac rejointes par quelques militants du SNES ont voulu remettre aux enseignants participants à l’ " université " une copie de la lettre de protestation du président de l’Association Attac au ministre de l’éducation ainsi que des documents sur les activités de certaines des transnationales dont les patrons constituent le corps professoral de l’ " université ".
Alors que cette distribution de tracts était effectuée sur la voie publique de manière totalement pacifique, une quinzaine de policiers ainsi que des vigiles sont intervenus pour l’empêcher. Les militant(e)s ont été refoulé de force de l’entrée du lycée et ont fait l’objet de menaces.
Certains enseignants participant à l’université ont néanmoins réussi à introduire au Lycée Louis-Le-Grand des paquets de tracts et de documents qu’ils distribueront à leurs collègues.
Attac qui avait dénoncé l’opération conjointe Luc Ferry/MEDEF visant à formater les esprits des enseignants en sciences économiques et sociales condamne vigoureusement l’atteinte portée à leur liberté d’information par l’intervention de la police.
Attac demande au ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy, de cesser de mettre la force publique au service de l’opération de manipulation idéologique entreprise par son collègue, Luc Ferry et le MEDEF.
Attac appelle ses militants et sympathisants à participer au rassemblement prévu le vendredi 24 octobre à 12h devant le lycée Louis-Le-Grand, 123, rue Saint Jacques, Paris 5ème.
Communiqué d’ATTAC France - 23/10/03
Contact Presse : Régine Tassi 06 14 71 62 34
UNE UNIVERSITE D’AUTOMNE SOUS HAUTE SURVEILLANCE
Un radieux soleil, presque chaud, inondait le quartier latin vendredi dernier. Nous avions tous rendez-vous à midi devant le lycée Louis Legrand. Nous avions la naïveté, à cet instant encore, de croire à un rassemblement nombreux tant l’affaire est énorme. Nous ne fûmes finalement qu’une centaine. Mais une centaine déterminée qui fît un peu de bruit à une encâblure du 123 de la rue saint-Jacques. Les vacances de Toussaint sont déjà entamées et pourtant nous attendons la sortie des élèves et de leurs professeurs. Des élèves un peu particuliers puisqu’il s’agit de professeurs de Sciences Economiques et Sociales triés sur le volet par leurs inspecteurs. Des professeurs - les premiers nommés - encore plus particuliers puisqu’il s’agit des grands patrons de firmes multinationales françaises. Ils sont tous enfermés dans ce temple du nouveau savoir depuis la veille au matin.
La police était presque aussi nombreuse que nous. Elle nous contenait sur le trottoir opposé à l’entrée du célèbre lycée. Des renforts fortement armés se tenaient à l’écart pour le cas où les manifestants paisibles deviendraient brutalement enragés. Vers 12 h 30 la lourde porte s’ouvrit enfin. Elle laissait s’échapper, par petit groupe, les élèves enfin libérés et regrettant peut-être - nous allons y revenir - d’avoir écourté leurs vacances pour si peu. On ne parvint pas à leur parler. En avions-nous même envie ? Eux, probablement pas ; et comme on les comprend ! Quant à leurs professeurs, nous n’en vîmes aucun. Les « nouveaux maîtres du monde » - et de l’école ( ?) durent filer à l’anglaise par une autre issue. Nous n’avions plus qu’à nous disperser promettant d’analyser après collecte de témoignages les détails de cette affaire. Nous disposons d’ores et déjà quelques informations des plus édifiantes, croustillantes aussi à plus d’un titre.
Il faut d’abord savoir que ne pouvait pas s’inscrire à cette formation d’un genre nouveau qui voulait. Les professeurs exerçant des responsabilités au sein de l’APSES (Association des Professeurs de Sciences Economiques et Sociales) et au SNES (Syndicat National de l’Enseignement Secondaire) avaient vu leur inscription refusée bien qu’ayant été demandée dans les délais impartis. La preuve, s’il en était besoin, que les organisateurs de ce briefing automnal ne sont guère portés au débat et que l’entreprise consistait bien à dispenser un discours unique : celui de la firme conquérante. Les frais de déplacements des ouailles pour cette grand-messe étaient pris en charge ; certains venaient de loin, même depuis les Antilles. A l’heure où nos « gouvernants » parlent de gérer « en bon père de famille » - vieux discours, ceci dit en passant, d’avant la crise des années trente - n’a-t-on pas là un bel exemple de dilapidation de deniers publics qui font défaut ailleurs, dans les écoles, les vraies.
Voyons un peu ce qui se fît dans l’enceinte du lycée dont la vocation était mise provisoirement sous le boisseau. Les interventions des professeurs étaient, dans leur quasi-totalité, critiques. Cela ne veut pas dire qu’ils sont tous intervenus, loin s’en faut. L’impression qui semble avoir dominé chez les participants c’est que ces grands patrons ne sont pas grands par la culture économique. Ni sociale, mais là on est beaucoup moins étonnés. Nombre de participants prirent néanmoins des notes scrupuleuses. Elles leur serviront peut-être un jour. Le PDG de Chantelle animait l’un des ateliers proposés. Il s’est borné à faire un cours de marketing sur les goûts respectifs des Américaines, des Anglaises et des françaises en matière de lingerie fine. C’est vrai, c’est son job. Mais, quand une participante à l’atelier, sachant que Chantelle ne produit plus rien en France, aborda la question des coûts salariaux et de la productivité du travail, le boss répondit qu’il ne connaissait pas la productivité du travail. Pas plus que la valeur ajoutée sur laquelle on l’interrogea un peu plus tard. Pour le savoir économique, les organisateurs avaient invité Jean-Paul Fitoussi, directeur de l’OFCE (Observatoire français des Conjonctures Economiques). Il fut à la hauteur des débats. Quand un professeur lui demanda ce qu’il pensait du mouvement « alter-mondialisation », il dit ne pas connaître ce mouvement. Verrouillage à tous les étages ? Pas tout-à-fait. Aux dires des participants, le seul à avoir tenu un discours un peu ambitieux fut Luc Ferry. Lui, parla en ouverture du mouvement alter-mondialisation. Il brandit même le petit livre « Tout sur Attac » en encourageant sa lecture. Il devait bien cette concession mineure aux réactions vives que cette affaire a déclenchées. Mais, une fois passé le laïus introductif l’autosatisfaction patronale a pu dérouler des heures durant son insipide discours entrepreneurial. Vous avez dit formation ? Oui, cela nous était ainsi vendu.
Dans les documents de présentation de ce raout parisien, il était dit que les chefs d’entreprise souhaitaient réfléchir avec les professeurs de Sciences Economiques et Sociales aux moyens de faire de la mondialisation un jeu à somme positive pour tous. Si la théorie des jeux, tellement prisée aujourd’hui par les gourous de la micro-économie, s’accommode fort bien d’une telle formulation, il n’en va pas de même pour l’économie mondialisée. Jusqu’à preuve du contraire la mondialisation est capitaliste. Si on peut nous faire admettre, à la rigueur et tant que les hommes n’auront rien inventé de mieux, que le capitalisme ’est le moins mauvais des systèmes, on ne parviendra jamais à nous faire espérer qu’il soit un jour une affaire profitable à tous. Son moteur est la création et le creusement d’inégalités sans cesse renouvelées. Que de grands patrons tentent de le dissimuler ne nous dérange en rien. Ils sont là dans leur rôle. Ils tiennent ce rôle de façon souvent ridicule et inintelligente, mais c’est leur problème. On ne peut tout de même pas exiger d’eux qu’ils aient aussi du talent. En revanche, que des professeurs se compromettent dans de si minables aventures nous laisse pantois et inquiets pour l’avenir d’une discipline encore riche et pour le futur de l’Ecole dans son ensemble.
Yann Fiévet
Professeur de Sciences Economiques et Sociales
Lycée Jean-Jacques Rousseau de sarcelles
Vice-Président d’Action Consommation
REVUE DE PRESSE
CES LOBBYS QUI GRIGNOTENT LA REPUBLIQUE
La santé publique, l’intérêt général, la démocratie ?
Des détails face à leur propre logique.
Les lobbys ont des arguments puissants pur faire plier la République.
Agroalimentaire, tabac, nucléaire, médicaments : démonstration par l’exemple...
par Jean-Claude Jaillette
Dossier dans Marianne du 27.09 - 02.11.2003
"Les lobbys sont faits pour ça : faire valoir les intérêts de leurs clients au moment où se définit l’intérêt général."
VALEUR TRAVAIL CONTRE VALEUR TV
"Combien de dizaines de points de base de croissance en plus si chaque Français troquait une demi-heure quotidienne de télévision contre une demi-heure de travail supplémentaire ?"
Michel Pébereau, président de BNP Paribas,
dans Le Monde du 6 octobre 2003
(Heuh... on éteint la télé avant ou après la pub pour la BNP ?)
CASSEURS DE PUB
Le dossier annuel de Casseurs de pub sera en kiosque le 15 novembre :
antipub.net/cdp/
L’ESSENTIEL DE L’ECONOMIE
Avec cette deuxième édition revue et enrichie de L’essentiel de l’économie, Alternatives Economiques propose une véritable encyclopédie de poche sur les Sciences économiques et sociales.
En vente chez les marchands de journaux au prix de 7,50 euros et sur commande à Alternatives Economiques , 12 rue du Cap Vert, 21805 Quetigny cedex,
Tél. : 03 80 48 10 25 ou sur le site www.alternatives-economiques.fr
L’UTILITE SOCIALE
L’économie au service de tous.
Ce hors-série d’Alternatives Economiques propose un voyage dans le monde des activités d’utilité sociale. En interrogeant les acteurs qui s’en revendiquent. En rendant compte des expériences qui lui donnent une réalité à travers vingt-cinq reportages sur des actions d’insertion, de développement local, de médiation sociale…
(132 pages), chez les marchands de journaux au prix de 9 euros.
Il est également disponible sur commande à Alternatives Economiques, 12, rue du Cap-Vert, 21805 Quétigny Cedex, tél. : 03 80 48 10 40, ou sur le site www.alternatives-economiques.fr
CAMPAGNES
LA SPECULATION BOURSIERE HORS DE NOS ECOLES !
Ensemble, mobilisons-nous pour dénoncer toutes les pressions idéologiques et économiques auxquelles sont soumis les jeunes et notre système éducatif !
Signez et faites signer la pétition, utilisez l’affiche et diffusez le tract (à télécharger) :
www.actionconsommation.org/publication/article.php3 ?id_article=161
LA PUB VEHICULE UN MESSAGE POLLUANT… !
L’omniprésence de la publicité est en soi une pollution. Visuelle, auditive et bientôt olfactive, la publicité s’immisce dans les moindres replis de notre vie privée comme dans les moindres recoins de l’espace public. le message diffusé par la répétition publicitaire colporte le mythe de l’abondance matérielle par lequel l’achat permet d’être, d’exister, de façon exacerbée dans le cas de l’automobile.
Commandez les documents de la campagne et écrivez aux ministères concernés.
www.agirpourlenvironnement.org/campagnes/c17.htm
AGENDA
Forum Social Européen - du 12 au 15 novembre 2003
Construire une autre Europe, construire un autre monde
_Des acteurs de la société civile et des organisations du mouvement social qui s’opposent au néolibéralisme et qui s’emploient à bâtir une société planétaire axée sur l’être humain
(60 pays représentés - plus de 1500 organisations parties prenantes)
Paris, Saint-Denis, Bobigny, Ivry-sur-Seine
www.fse-esf.org
(Action Consommation sera représentée dans les plénières, séminaires et ateliers et diffusera notamment la campagne "La spéculation boursière hors de nos écoles".)
Semaine de la solidarité internationale - du 12 au 23 novembre 2003
Le monde bouge, et vous ?
www.lasemaine.org/
Journée sans achats - 29 novembre 2003
La Journée internationale sans achat approche. Elle se déroulera cette année le 29 novembre. Vous trouverez des textes et des documents (tracts, affiches) à télécharger sur le site de Casseurs de pub.
antipub.net/cdp/index.php ?menu=campagnes&sousmenu=2003jsa
Faites connaître les actions, débats ou manifestations que vous organisez à cette occasion :
antipub.net/cdp/index.php ?menu=info&sousmenu=contact
VOS RENDEZ-VOUS AVEC ACTION CONSOMMATION
PERMANENCE
Une permanence mensuelle accueille toute personne intéressée par l’association.
Prochain rendez-vous : mercredi 5 novembre à 19 heures.
La Passerelle (café, resto, librairie) - 3 rue Saint-Hubert - 75011 Paris
(métro rue Saint-Maur, ligne 3)
RENCONTRES-DEBATS
Pour vous informer et participer aux débats, rejoignez-nous pour ces rencontres thématiques (trimestrielles). Prochain rendez-vous :
jeudi 29 janvier 2004 (Ile-de-France)
Sur le thème : Relations directes producteurs - consommateurs
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FORUMS
Forums en ligne :
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