Bulletin d’information 7.4.2003
LA GUERRE, COMME STRATÉGIE INDUSTRIELLE
Le malheur des uns fait le bonheur des autres.
Le contrôle des ressources énergétiques de l’Irak représente un enjeu stratégique primordial pour les États-Unis. L’enjeu économique se situe, lui, sur le marché de l’armement et, surtout, sur celui de la reconstruction. Cinq grandes sociétés se partagent d’ores et déjà le plus grand marché public depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Derrière elles, on retrouve George Schultz, Donald Rumsfeld et Dick Cheney.
Un article du Réseau Voltaire à consulter en ligne :
www.reseauvoltaire.net/article9340.html
OGM : QUI SERA RESPONSABLE ?
Longtemps considérés comme objet d’une recherche « de pointe », les OGM sont restés confinés dans les débats d’experts, jusqu’à ce que les mouvements écologistes, consommateurs et les organisations paysannes élargissent les lieux et les thèmes de discussion, fortement soutenus d’ailleurs dans ce cadre par une part du monde scientifique.
Alors que se profile de nouveau la menace d’une levée du moratoire européen sur les cultures d’OGM, les risques causés par la dissémination dans l’environnement posent la question de la responsabilité des acteurs qui en sont à l’origine. Qui assumera le risque en cas de contamination, de dommages sur l’environnement, sur la santé ou sur le revenu des agriculteurs concernés ? La responsabilité reposera-t-elle alors sur la collectivité, sur les élus, sur les agriculteurs ou sur les semenciers ?
Partenaires de la campagne :
Confédération Paysanne, Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique, Greenpeace, ATTAC, Sud Rural, Les Amis de la Terre, Solagral, Bretagne Vivante, OGM Dangers, Mouvement pour les Droits des Générations Futures, Alternative Santé, Nature et Progrès, Biocoop, Cohérence
Action Consommation soutient cette campagne et vous invite à y participer.
Pour en savoir plus : www.globenet.org/ape/
14 MOIS DE PRISON FERME POUR JOSÉ BOVÉ
José Bové a été condamné à 14 mois de prison ferme pour avoir participé à 2 actions de neutralisation d’OGM (maïs et riz). La cour de cassation ayant confirmé cette condamnation le 19 novembre, seule la grâce présidentielle peut lui éviter ce scandaleux embastillement dans les semaines qui viennent.
Si vous souhaitez participer à la "campagne pour le respect du droit syndical" lancée par la Confédération paysanne et son comité de soutien, vous pouvez aller sur le site :
www.confederationpaysanne.fr
2 MOIS DE PRISON AVEC SURSIS ET 300 EUROS D’AMENDE POUR LES DIX DE VALENCE
La Cour d’Appel de Grenoble a rendu sa décision : 2 mois de prison avec sursis et 300 euros d’amende pour chacun des 10 de Valence. Par cet arrêt, la Cour d’Appel corrige partiellement le jugement scandaleux du Tribunal correctionnel de Valence qui avait condamné, le 26 août dernier :
Bernard Moser - Secrétaire Général, à 6 mois de prison ferme et 3000 euros d’amende.
Christian Brousse - Porte parole en Ardèche, à 3 mois de prison ferme et 3000 euros d’amende.
Éric Leblanc et Jean Beaufort à 3 mois de prison ferme et 1500 euros d’amende chacun.
de 3 à 6 mois de prison avec sursis et de 1500 à 2000 euros d’amende chacun pour les autres militants.
En prononçant des peines identiques pour les 10 condamnés, les juges reconnaissent le caractère collectif de l’action menée à l’encontre d’un essai de maïs OGM de la société Biogemma (filiale du semencier Limagrain).
Il n’en demeure pas moins que la justice n’a fait que la moitié du chemin. En refusant la relaxe, elle ne reconnaît pas le caractère légitime de l’action. D’autant que ces condamnations restent les plus lourdes prononcées en France pour des arrachages d’essais OGM en plein champ.
Malgré ce jugement, la Confédération paysanne continuera à dénoncer, à s’opposer avec détermination à la poursuite des essais en plein champ et à l’introduction des cultures OGM.
www.confederationpaysanne.fr
LA « RESPONSABILITÉ SOCIALE », SEULE AFFAIRE DES ENTREPRISES ?
Nous voyons deux dimensions essentielles dans la RSE : le droit et l’éthique, qui s’expriment respectivement dans les modalités de ce qu’on appelle la « gouvernance » et la redéfinition du rôle de l’entreprise dans la société.
Les entreprises, et notamment les multinationales, mettent en place de plus en plus fréquemment des mesures volontaires, comme les Chartes d’entreprise, codes éthiques et autres codes de bonne conduite, sans réels contrôles externes et indépendants. Ces tentatives d’autorégulation correspondent à une privatisation du droit et s’apparentent trop souvent dans les faits davantage à des opérations de communication sans relation avec la dimension réelle des actions engagées, généralement cloisonnées.
Quand, sur les 100 premières puissances économiques au monde, 51 sont des entreprises, devant de nombreux Etats, il apparaît tout à fait logique qu’un contrôle démocratique soit exercé à leur encontre, dans un souci de régulation collective de l’économie mondiale.
À la base de l’action de l’entreprise et de l’évaluation par les institutions indépendantes, il faut redéfinir les finalités de l’entreprise et repositionner son rôle dans la société. Il s’agit d’élargir les objectifs au-delà de la performance économique et financière, au-delà de la recherche de profit, pour prendre en compte l’intérêt général, mettre l’entreprise au service de la communauté et y inclure la notion de bien commun.
Quand les représentants des entreprises parlent de responsabilité sociale, ils terminent bien souvent leurs phrases avec l’argument d’une rentabilité économique et financière au moins aussi élevée à moyen ou long terme - comme s’il fallait s’excuser de penser à autre chose qu’à l’argent, au profit, au pouvoir. On ne sort donc pas de la logique économiciste.
Il faut davantage d’audace.
Il est bien entendu normal et nécessaire de veiller à la bonne santé économique d’une entreprise mais ce ne doit pas être le seul critère prioritaire des dirigeants et des actionnaires. Les entreprises, et avec elles leurs dirigeants, employés et actionnaires, doivent également se sentir responsables vis-à-vis de l’ensemble de la société, et pas seulement par la contrainte légale ou pour des avantages concurrentiels.
Les entreprises ne peuvent pas continuer à rechercher les coûts les plus bas, les profits les plus élevés, profitant de l’argent public pour s’installer ou en cas de difficulté, en contournant les législations et la fiscalité autant que possible et en considérant comme des « externalités » (sortes de contraintes qu’il faut bien prendre en compte) les effets de leurs activités sur l’environnement et la condition socio-économique de ceux que le système exclut ou qui n’en profitent qu’à la marge.
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RÉSISTER C’EST CRÉER
« Contrairement à la position défensive qu’adoptent le plus souvent les mouvements et groupes contestataires ou alternatifs, nous posons que la véritable résistance passe par la création, ici et maintenant, de liens et de formes alternatives par des collectifs, groupes et personnes qui, au travers de pratiques concrètes et d’une militance pour la vie, dépassent le capitalisme et la réaction. »
1libertaire.free.fr/manifest.html
CONSOMMER, UN ACTE POLITIQUE ?
La consommation responsable se conçoit comme un levier économique et politique, mais aussi comme un facteur de transformation collective.
Le consommateur a un réel pouvoir économique. Mais souvent cette facette est la seule retenue par les institutionnels et les entreprises. Pourtant, l’acte conscient d’achat ou de non-achat est bien plus qu’un acte économique : c’est un acte politique. Les consommateurs doivent en avoir conscience pour porter des revendications vers les pouvoirs publics et les entreprises, y compris, et de plus en plus, vers les institutions supranationales (Union européenne, OMC).
Enfin, l’évolution des comportements personnels des consommateurs est un facteur de transformation collective. Le système ne changera que si nous arrêtons de soutenir au quotidien des pratiques sociales, économiques et environnementales contre lesquelles nous luttons par ailleurs. Il faut reconsidérer la notion de richesse, de besoins et de désirs, nos valeurs, ainsi que notre modèle de développement.
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CONSOMMATEURS ÉGOÏSTES
« Un sondage réalisé en Rhône-Alpes montre que 58% des personnes qui achètent des produits bio le font en grande surface. Autant dire que ceux-là le font sans doute pour des raisons égoïstes (leur petite santé), sinon ils feraient le lien entre les grandes surfaces, la malbouffe et l’exploitation des producteurs comme des salariés de ces magasins. »
Silence - avril 2003 - 04 78 39 55 33 mardi et jeudi
« TOURNANTES », MEDIA ET ESPACE PUBLIC
« Pour la première fois, grâce notamment à la "marche des femmes des quartiers", une parole émerge, issue de ce qu’on appelle pudiquement "les cités", pour témoigner d’un quotidien souvent symbolisé par une question : comment échapper au statut de proie sexuelle ? Du plus sordide (les viols collectifs) au plus anodin, du moins en apparence (les regards appuyés, les allusions graveleuses), commence à se dire la difficulté à se construire comme sujet autonome quand on doit évaluer le moindre de ses gestes en fonction de cette menace permanente.
Condition surréelle, croyons-nous, radicalement étrangère à nos "beaux quartiers", que nous opposons soigneusement à "ces jeunes-là", dont il suffirait de se protéger. Mais nos "années fric", notre société de consommation, notre espace public envahi par des "valeurs" contraires à la démocratie n’ont-ils vraiment rien à voir avec une telle situation ? Rencontre détonante de la culture machiste et de la société de consommation, les viols collectifs et autres violences sexistes nous concernent tous et toutes. (…) »
par Françoise Hatchuel - maîtresse de conférences en sciences de l’éducation à l’université Paris-X - Nanterre et membre de la meute contre les publicités sexistes.
Le Monde - 09.03.03 -
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RESSOURCES
RÉSISTER, C’EST CRÉER
Florence Aubenas et Miguel Benasayag - La Découverte "sur le vif" - 2002
Une analyse originale de l’émergence et de la multiplicité des alternatives, "nouvelles radicalités" : éléments et outils de contre-pouvoir - qu’elles soient ou non vécues et pensées comme telles, elles ne visent pas une prise de pouvoir ou la conformité avec des modèles prédéfinis (comme les contestations historiques) mais construisent de nouvelles valeurs et sont porteuses d’une émancipation du néolibéralisme/capitalisme et de l’économisme. VG
LA NON-VIOLENCE ACTIVE
100 questions-réponses pour résister et agir
Olivier Maurel - La Plage éditeur - 2001
AFRICASCOP - HISTOIRES D’ÉCONOMIE SOLIDAIRE
Tourné au Burkina-Faso, AFRICASCOP aborde la question d’une économie basée sur le principe coopératif (partage de la décision sur le mode « une personne = une voix » et répartition équitable des revenus) dans un des pays les plus pauvres du monde.
La parole est donnée aux membres de trois coopératives ayant des activités de production et de services installées dans plusieurs villes du pays, Ouagadougou la capitale, Po au sud et Bobo-Dioulasso à l’ouest.
Face aux ravages causés par la politique des institutions financières internationales, qui ouvre la porte aux investisseurs étrangers, pousse à la privatisation des services publics et fait la promotion de cultures exportables aux dépens d’une agriculture vivrière, les coopératives représentent une alternative fragile mais rationnelle, qui remet la personne humaine au centre de l’économie.
Leur émergence repose sur les traditions de solidarité, qui de tous temps on favorisé le regroupement, principalement des femmes, pour venir soutenir leurs proches dans les moments difficiles de la vie.
Cette même solidarité peut, et le film en témoigne, favoriser la création d’activités économiques, souvent de survie.
Activités artisanale (tissage, couture), de transformation (production de jus et de fruits séchés) ou de service (garage), autant de pistes pour tenter de résorber le chômage et mener des politiques d’insertion. (…)
Le film donne la parole aux acteurs de ses entreprises, sur les lieux mêmes de leurs activités.
Il tente de montrer que, malgré les difficultés, la solidarité peut générer une forme d’économie qui n’enrichit pas les investisseurs fortunés, mais permet à celles et ceux qui en ont fait le choix d’apporter des réponses à leur problème de survie.
Et si l’économie, sous cette forme, engendrait à son tour la solidarité ?
Pierre Guiard-Schmid - Denys Piningre
Durée : 52 minutes
Conditions de vente, location ou prêt : 25 euros pour projections sur téléviseurs en salles de réunion, 150 euros pour des projections en salles de cinéma + frais d’envoi.
Contacts : Denys Piningre - 06 75 60 86 88 - dype@wanadoo.fr
Pierre Guiard-Schmid - 03 80 92 00 77 - pierre.guiard-schmid@wanadoo.fr
À NOUS DE CHOISIR
Un film de Suzanne Körösi - avec la voix de Claude Pieplu
« À nous de choisir » parle de nos activités quotidiennes : manger, s’habiller, voyager, gérer son argent, et au travers d¹interviews d¹acteurs de la consommation engagée, il propose un tableau des possibilités offertes aux consommateurs, qui, de plus en plus nombreux, sont préoccupés par les effets néfastes du mode de consommation induit par la mondialisation libérale. Il ouvre des pistes à ceux qui aimeraient échapper simplement aux "temples de la consommation" ou faire plus : contribuer, dans les actes de la vie quotidienne, à construire des liens économiques solidaires, à l¹échelle nationale et internationale, et à reconstruire un tissus social, qui s’effiloche de plus en plus.
Réalisation : Suzanne Körösi - Images : Thomasz Cichawa et Damien Mansion - Montage : Katia Pereira (membres du groupe Images et Sons d¹Attac)
avec la voix de Claude Pieplu
Durée : 53 minutes
Prix de la casette video : 12€, plus le frais de port : 2,93€, en tout : 14,93€.
(frais de port : tarifs dégressifs pour plusieurs exemplaires :
2 K7=3,04 €, 3 K7=5.97 €, 4 K7=6.40 €, 6 K7=9.44 €, 8 K7=11.10 €)
Envoyez commande et chèque (libellé au nom de Suzanne Körösi) à :
Suzanne Körösi - 21, rue de Paradis 75010 Paris - s.korosi@noos.fr
LE POUVOIR DES RENTIERS
« Depuis l’aube des temps, les hommes ont cherché à vivre sans travailler, à être des rentiers. Aujourd’hui, tout le monde est un peu rentier… ou souhaite le devenir.
Smaïl Goumeziane nous invite à un passionnant voyage dans le monde fantastique, mais inquiétant, de la rente et des rentiers. Partant d’une analyse à la fois historique et théorique, décrivant depuis les origines leur montée en puissance, parfois contrariée, souvent contestée, son livre permet d’identifier les vrais rentiers du 21ème siècle.
Tentaculaire, leur pouvoir couvre désormais l’essentiel des activités économiques : le foncier, l’immobilier, la publicité, la sphère financière, sans oublier l’économie criminelle (drogue, armement, trafics humains). Si l’on n’y prend garde, leur pouvoir risque de conduire à une appropriation du monde du vivant, à travers les droits de pollution, les brevets sur les espèces agricoles ou sur les gênes humains.
Il y a urgence à réduire ce pouvoir et à en sanctionner par la loi les effets les plus pervers, si l’on veut retrouver le chemin d’un développement durable. »
Smaïl Goumeziane, docteur es Sciences économiques, a été ministre du Commerce de l’Algérie (1989-1991). Membre de l’AITEC, spécialiste des relations Nord-Sud et de la mondialisation, il enseigne depuis plusieurs années l’économie du développement à l’Université Paris IX Dauphine.
Ed. Paris Méditerranée et EDIF 2000 - février 2003
CAUSE TOUJOURS !
À la découverte des 6 700 langues de la planète
Courrier International - Hors Série Culture - mars-avril-mai 2003
« Au commencement était le verbe, la langue commune à tous les humains, puis Dieu introduisit la confusion dans le langage, dit la Bible. Au début existait une langue mère, qui se serait ramifiée au fil des millénaires en une multitude de parlers différents, affirment les chercheurs. Aujourd’hui, de 6 000 à 6 700 langues coexistent sur la planète. Mais elles sont très inégalement réparties puisque 96 % d’entre elles sont parlées par seulement 4 % de la population.
Parmi celles qui tiennent le haut du pavé, il y a d’abord le chinois et son 1,1 milliard de locuteurs. Plus mouvant qu’il ne le voudrait, il continue malgré tout son travail d’unification impériale. Viennent ensuite : l’anglais, fragile en raison même de son statut de lingua franca universelle ; l’hindi et l’ourdou, jumeaux du sous-continent indien qui tentent non sans mal d’imposer leur suprématie ; l’espagnol, langue métisse en pleine expansion aux Etats-Unis ; le russe, contraint à plus de modestie depuis la chute de l’URSS ; et l’arabe, tiraillé entre la langue littéraire et officielle et ses multiples variétés dialectales.
Quant aux 96 % de langues restantes, les linguistes partagent la conviction que la moitié d’entre elles auront disparu d’ici à la fin du XXIe siècle. On assiste aujourd’hui, aux dires du linguiste britannique David Crystal, à une hécatombe sans précédent. Les causes en sont multiples. C’est d’abord le résultat d’années, voire de siècles, de pressions exercées par les Etats, qui vivent le multilinguisme comme une menace pour leur pouvoir et une entrave pour le développement socio-économique. C’est au nom de l’unité nationale mais aussi de la modernité que la France a tout fait pour imposer le français et éradiquer les parlers régionaux, qualifiés péjorativement de patois.
C’est toujours au nom de l’unité et de la modernité que la Turquie a longtemps nié l’existence du kurde et que les pays du Maghreb rechignent à donner à la langue berbère, le tamazight, la place qui lui revient. Mais la disparition des langues est aussi une conséquence du brassage des populations, des conflits et de la domination économique et culturelle de certaines langues - aujourd’hui l’anglais - sur les autres.
Jusqu’à présent, tout le monde semblait se résigner à la mort des langues. Leurs locuteurs n’avaient ni les moyens ni la volonté de les sauver, et les scientifiques se bornaient à les étudier comme des pièces de musée. Aujourd’hui, on a de plus en plus conscience que chaque langue est unique, qu’elle contribue à assurer la diversité culturelle de la planète et mérite, à ce titre, d’être sauvegardée. Le processus, du reste, n’est pas toujours irréversible. Des langues que l’on disait moribondes résistent. C’est le cas du yiddish, qui suscite un regain d’intérêt tant en Israël qu’en Europe centrale et orientale, ou bien d’une langue celtique, le cornique, qui reprend du poil de la bête au Royaume-Uni. Enfin, pour témoigner de l’extraordinaire diversité linguistique du monde, nous voulions vous dire twasakadila, eskerrik asko, cutahvixieensa, chyeju kaba sai. Autrement dit "merci" en tchiluba, en basque, en mixtèque et en kachin, mais aussi en 437 autres langues de la planète. Ça peut toujours servir, on ne sait jamais. »
Éditorial par Isabelle Lauze - Courrier international
LA CONSOMMATION CITOYENNE
Alternatives Economiques - Hors Série pratique n°10 - mars 2003
Sorte de guide pour une « consommation citoyenne » bon ton.
Beaucoup d’adresses et de conseils intéressants mais aucune mention des pratiques de la grande distribution, notamment des pressions commerciales sur les fournisseurs (principe des marges arrières, etc.), ni du principe des marques de distributeurs (qui coupent complètement le lien entre producteur et consommateur, qu’elles soient traditionnelles, « bio » ou « équitables »). Dommage !
Pour Action Consommation, les notions de prix juste, de relation entre producteur et consommateur et de vision globale sont essentielles pour une consommation responsable, qui ne peut consister qu’en une recherche de marques et de labels concernant uniquement les qualités intrinsèques et les conditions de fabrication des produits. La vigilance du consommateur doit porter sur l’ensemble de la filière et non pas seulement sur la partie « fabrication » du produit vendu.
La grande distribution, par sa situation monopolistique et ses pressions sur les prix, contribue largement aux conditions de fabrication inéquitables et aux pressions sur l’environnement ! Ses pratiques lui ont permis d’asseoir sa position, vers une concentration et un pouvoir phénoménaux (5 centrales d’achats en France), et de s’attaquer à tous les secteurs du commerce avec des politiques de prix très agressives, tout en se garantissant des profits confortables. Il ne suffit pas d’exiger des fournisseurs de signer des codes de bonne conduite, si la politique de prix reste la même. Cessons donc de considérer la grande distribution comme un mal nécessaire et recherchons des alternatives, ou bien exigeons d’eux des conditions commerciales équitables vis-à-vis de l’ensemble de leurs fournisseurs, dans la transparence. (Sans parler de leur politique sociale interne, généralement déplorable, en particulier envers les personnels de magasin, au premier rang desquels les caissières.) VG
REVUE DE PRESSE
VERS LE ZÉRO DÉCHET
« Les déchets ménagers et industriels sont les restes de notre insatiable appétit. Chaque année, le style de vie des pays industrialisés nécessite quelque cent tonnes de ressources non renouvelables par personne.
94% des matériaux extraits de l’environnement deviennent des déchets avant même que les produits soient manufacturés et 80% des biens sont jetés dans les six mois suivant leur production. Au niveau de la Communauté européenne, ce sont quelque deux milliards de tonnes de déchets qui sont générés chaque année, dont 40 millions sont classés comme « déchets dangereux ».
Pour les décideurs économiques et politiques, la solution pour gérer la crise des déchets passe par deux technologies coûteuses, polluantes et destructrices de matières premières : l’incinération et l’enfouissement. Au final, nous croulons sous les déchets, épuisons les ressources non renouvelables et polluons l’ensemble des écosystèmes.
En réaction à la « vague verte » occidentale, le milieu industriel envahit un nouveau secteur compatible avec sa notion du développement durable : la « production propre ».
Et, au milieu de toute cette agitation et de cette course aux marchés, de nombreuses idées pratiques de réduction à la source chez et par le particulier voient le jour. Ce sont ces pratiques comportementales de réduction, de réemploi, de réutilisation et de récupération que nous devons (re)découvrir. »
Dossier « Déchets - pour une collecte sélective d’alternatives »
Silence - avril 2003 - 04 78 39 55 33 mardi et jeudi
AGENDA
01 - 08 AVRIL 2003 - FESTIVAL DU FILM D’ATTAC - PARIS
Des consommateurs aux producteurs :
Développement durable et organisation du travail
L’ambition de ce festival est de contribuer à rétablir le sens de l’initiative citoyenne et de susciter le débat démocratique, première condition d’une participation à la vie politique de la cité. Parce que chacun porte un regard particulier et subjectif sur les réalités des mondes où nous vivons et que seule cette subjectivité, partagée et discutée, est à même de redonner du sens aux transformations qui minent aujourd’hui le corps social.
30 films, 7 débats, animations diverses
Action Consommation est partenaire du Festival du Film d’Attac.
Pour en savoir plus
9 - 13 AVRIL 2003 - JOURNÉES DE L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE - Pays de Rennes
L’économie sociale et solidaire constitue l’une des manières d’entreprendre.
Des coopératives, des mutuelles, des associations créent des richesses, produisent des biens et des services. Elles apportent aussi du lien social, de la citoyenneté, cherchent à développer des modes de gestion démocratiques.
Et pourtant cette économie, essentielle pour le développement économique et social du territoire, est mal connue et pas toujours reconnue.
C’est pourquoi 4 organismes : l’Université Rennes2, le Collège coopératif, l’Archipel et le CODESPAR, ont regroupé dans une même semaine plusieurs actions destinées à mieux faire connaître l’économie sociale et solidaire à travers différents approches :
forum, colloque universitaire, salon, ciné-débat, débat dans des structures ...
www.uhb.fr/cess
12 - 13 AVRIL 2003 - VIVRE ET CONSOMMER AUTREMENT - RENNES
Pour la 3ème année, l’Archipel - espace d’économie alternative et solidaire à Rennes - vous propose de participer au Salon "Vivre et consommer autrement".
Cette année, il clôture les Journées de l’Economie Sociale et Solidaire organisées par l’Université Rennes2, le Collège coopératif et le CODESPAR.
Ses objectifs : témoigner de l’action citoyenne en faveur d’une économie au service des humains avec les associations qui militent dans ce sens ; faire connaître à un large public la démarche économique de professionnels dont l’activité s’inscrit dans une perspective d’économie équitable et solidaire et pour un développement durable, responsable vis-à-vis des générations futures.
STANDS - BAR BUFFET - ESPACE DEBATS - ANIMATIONS - ESPACE ENFANTS
"Les pratiques de l’économie sociale et solidaire" pour une économie au service des humains, une société réconciliée, un développement de toutes les parties du monde, une planète préservée.
Dimanche 13 avril de 10h à 19h
Ouverture du salon au public
Retrouvez Action Consommation sur son stand et dans une conférence sur le thème « consumérisme et consommation responsable ».
Halle Martenot - Les Lices - Rennes
Organisation : L’Archipel - 1 rue Anatole France - 35000 Rennes
T : 02 23 46 05 06 - F : 02 99 33 05 95 - accueil@larchipel.org
21 - 27 AVRIL 2003 - SEMAINE SANS TÉLÉ : BRISONS NOS CHAINES
Du 21 au 27 avril, c’est la Semaine internationale sans télé. En France, la moyenne journalière de télévision par personneest de trois heures trente (une heure de plus qu’il y a vingt ans). Au même titre que l’alcool, la télévision est devenue une véritable drogue dure, un fléau social, qui condamne les individus à la passivité.Latélévision est aussi un outil de propagande : elle est le média de l’idéologie publicitaire, idéologie de la consommation qui nous conduit à un suicide écologique, social et humain.
Les associations Casseurs de pub, Résistance à l’agression publicitaire, Brisons nos chaînes et de nombreuse autres vous invitent à organiser et participer à des soirées pour cet évènement. Une occasion pour inciter nos compatriotes à rompre avec cette dépendance et se libérer leur téléviseur.
Vous trouverez tous les renseignements sur les diverses soirées, veillées, fêtes. organisées pour cet évènement sur le site de casseurs de pub :
www.antipub.net/cdp
" La Semaine sans télé, ce n’est pas une nouvelle abstinence ou un jeûne judéo-chrétien, c’est un combat pour se libérer de l’aliénation médiatique, pour se retrouver, ressentir son humanité, pour agir, résister, pour retrouver le goût de la vie. Alors brisons nos chaînes !
En projet s’il y a assez de volontaires pour assurer la permanence téléphonique : l’association des téléphages anonymes chargée d’apporter un soutien moral aux victimes de l’accoutumance télévisuelle. Appelez au 01 43 28 39 21 si vous pensez pouvoir apporter réconfort et conseils utiles aux accros du petit écran !
26 AVRIL 2003 - THÉÂTRE-FORUM « LES MESSAGERS » - CHELLES (77)
La Cie " Nous n¹Abandonnerons Jamais l¹Espoir " et le Théâtre de Chelles vous invitent au spectacle de théâtre-forum :
" les messagers " (Nous et S les journaux, la télé, la radioS. Et nous)
Sur le plateau : 13 comédiens, 3 journalistes et 25 citoyens de plusieurs villes de France (Marseille, Strasbourg, Montbéliard, Bolbec, le Jura, Vaulx en Velin, Chelles, Paris...)
POURQUOI CE SPECTACLE ?
Entre répulsion et fascination, les médias façonnent notre vie. Chacun d’entre nous s’en débrouille comme il peut, dans son coin, tandis que se renforce le sentiment que ce monde-là est à l’abri de toute transformation.
À quoi sert de s¹informer si ce n¹est pas pour agir ?
Nous rêvons d’autres mondes possibles. La télé et les journaux, eux, nous assènent sans cesse le même discours ; un discours dans lequel ces autres mondes n’ont pas de place.
Nous voulons résister. Ils répètent, pub et cours de la Bourse à l’appui, que la loi du profit est incontournable.
Nous voulons participer au débat public. Ils nous expliquent que le monde est devenu tellement complexe que seuls les experts ont droit à la parole.
Nous voulons être acteurs de nos vie. Ils nous confortent dans la passivité et le divertissement.
Nous voulons partager le savoir. Ils prétendent détenir le monopole de l’information.
Mais qui de nous n’est pas fasciné par l’idée de passer un jour à télé ou de causer dans le poste ?
Quel mouvement social ou civique n’est pas tenté, pour faire passer ses messages, d’emprunter la voie médiatique, y compris dans ses aspects spectaculaires ?
Et si on cherchait à comprendre ce qui se passe ?
Comment se fabrique l¹information ?
Comment la recevons-nous et qu¹en faisons nous ?
Comment nous y participons et Comment nous pourrions peut-être y participer ?
Et si l¹information est l¹un des outils de la démocratie, comment l¹utiliser ?
C’EST QUOI UN SPECTACLE DE THÉÂTRE-FORUM ?
Un spectacle de théâtre-forum, c¹est une assemblée, comme une fête. C¹est un acte à commettre ensemble, une assemblée d¹hommes, de femmes, de citoyens qui délibèrent sur le sens de leur vie au sein de notre société.
Sur scène, 40 personnes : des comédiens, des journalistes et des citoyens, avec leur manière de poser les questions et de reformuler les enjeux. Ils parlent d¹eux - donc de nous. Ils souffrent, ils luttent, ils aiment, ils pensent, ils vivent. Les séquences théâtrales qu¹ils produisent racontent une histoire. A travers ces histoires singulières, il s¹agit d¹une problématique générale.
Nous jouons une première fois le spectacle, pour que chacun en saisisse le sens et les enjeux. Dans la salle, vous et 700 autres. Pas des spectateurs mais des acteurs du débat. Puis nous rejouons une deuxième fois les séquences sur lesquelles nous voulons faire débat.
Alors, si vous le voulez, vous venez sur scène pour y prendre votre place, pour jouer votre point de vue, pour tenter une action qui transformera la situation. Pour qu¹ensemble, nous nous essayions à l¹action transformatrice et pesions ses conséquences.
Pour que demain, les choses ne soient plus tout à fait comme avant.
POUR VOUS RENDRE AU THÉÂTRE DE CHELLES
Adresse : Place des Martyrs de Chateaubriand, 77504 Chelles. Tèl : 01 60 08 55 00
En transport public : 30 mn avec le RER E au départ de St Lazare ou gare du Nord ou avec le train au départ de Gare de l¹Est. Puis 8 minutes à pied.
En voiture : Chelles est à 17 km à l¹est de Paris, au dessus de Marne la Vallée. Dans Chelles, suivre " Centre Culturel "
Entrée gratuite mais réservation nécessaire :
Par courrier : NAJE, 57 rue Roger Salengro 92160 ANTONY
Par téléphone ou fax au 01 46 74 51 69 - par mail : philippe.merlant@wanadoo.fr
L’agenda d’Action Consommation en ligne
Bien cordialement.
Véronique Gallais, pour Action Consommation
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