21/2/2010 - De la grippe A à la FCO : Des maladies qui font tousser les éleveurs et les consommateurs
Action Consommation a été alertée par des éleveurs de la Confédération Paysanne, des éleveurs non syndiqués, mais tous regroupés dans un collectif s’étant constitué pour l’occasion et soutenu par les vétérinaires du G.I.E Zone Verte, ainsi que des membres et sympathisants de notre association, sur l’atteinte au métier d’éleveur et les incidences de l’obligation de vaccination des cheptels contre la Fièvre Catarrhale Ovine.
La fièvre catarrhale (ou maladie de la langue bleue) est une maladie virale non contagieuse, transmise par des moucherons touchant notamment les ruminants sauvages et d’élevages, principalement les moutons, mais aussi les chèvres et bovidés. En pleine polémique sur la gestion de la grippe A (H1N1) et alors qu’aucune hécatombe n’est constatée dans les troupeaux, cette situation ne manque pas d’interroger.
Nous ne contestons pas le principe même de la vaccination qui sauve de nombreuses vies humaines (cf. l’exemple du tétanos). Cependant, il convient de ne pas perdre de vue qu’un vaccin n’est pas un remède anodin et peut présenter de sérieux effets secondaires. Dans le cas des moutons, des baisses de fertilité et de lactation, des avortements spontanés, sont constatés...
Des traitements alternatifs (phytothérapie) peu coûteux ont fait la preuve de leur efficacité contre la fièvre catarrhale et la plupart du temps les animaux développent spontanément des défenses immunitaires adaptées.
Alors, il faut chercher ailleurs les raisons de la « folie vaccinale ». L’actualité des pandémies, et notamment celle de la grippe A H1N1, pose la question de notre sécurité alimentaire, des coûts sanitaires liés aux épizooties. L’hystérie sanitaire alimentée par les médias de masse qui accompagne le traitement des maladies souligne la psychose « hygiéniste » qui s’installe au sein de nos sociétés. Ces exemples révèlent à chaque fois une collusion d’intérêts financiers entre les ministères concernés et les grands laboratoires. La santé est devenue un enjeu financier considérable pour les groupes pharmaceutiques, multinationales qui tirent profit des crises sanitaires.
Dans ce contexte, Action Consommation est interpellée par les dérives de l’agro-industrie qui impose chaque jour davantage un modèle de consommation standardisée, gage de l’amoindrissement de la qualité des produits alimentaires mis sur le marché. Faut-il voir ici un nouvel épisode de l’action des lobbies pharmaceutiques et des multinationales de l’agro-bio-business sur le monde paysan et les consommateurs ?
La France, ayant choisi de pénaliser le refus de vacciner, il semble bien que les éleveurs pratiquant des soins alternatifs se retrouvent, une fois de plus, victimes d’intérêts financiers étrangers à leur profession.
Cette question est éminemment politique compte tenu des enjeux relevés ci-dessus, auxquels il faut ajouter le fait que toutes les bêtes doivent passer obligatoirement par un abattoir agréé qui n’acceptera que les bêtes vaccinées. Ainsi, sont pris en otage les éleveurs qui ne veulent pas faire vacciner le bétail et les consommateurs désireux de ne pas se nourrir avec des produits susceptibles de contenir des agents potentiellement toxiques pour l’organisme comme certains adjuvants incorporés aux vaccins.
Pour toutes ces raisons, Action Consommation dénonce l’obligation vaccinale et le fait de sanctionner comme « délinquants » des éleveurs soucieux de la santé de leurs troupeaux et de la qualité de leurs produits. Nous soutiendrons ces éleveurs dans leur démarche et leurs actes de désobéissance civile qui interrogent nos modes de production agricole et les dérives de l’élevage industriel à l’origine de la propagation de la grippe A H1N1.
Contacts presse :
Yann FIEVET, 01 48 05 86 81
Thierry KOPERNIK, 06 68 86 00 27.
Dernière nouvelle :
De : Ferme Mille Fleurs
Envoyé : mardi 27 juillet 2010 08:39
Objet : plus d’obligation de vaccination FCO 2011.1
A : tout le monde qui nous ont soutenu dans la lutte pour la liberté vaccinale de nos cheptels.
Bonjour à toutes et à tous,
Voici une très bonne nouvelle : La vaccination contre la FCO (Fièvre Catarrhale Ovine, sérotype 1 et 8) ne sera plus obligatoire pour l’année 2011 (décision du 21 Juillet 2010 par le Ministre de l’Agriculture).
Quel soulagement et quelle victoire !!!
Cependant, les arguments avancés par le ministère semblent être multiples : budgétaires, ras le bol des Directions Service Vétérinaire pour trouver une argumentation défendant l’obligation de vaccination, stock de vaccins utilisés, etc. En bref, un raisonnement superficiel qui ne touche pas le fond du problème.
Tous les problèmes ne sont pas encore résolus.
D’une part, il reste les dégâts sur les cheptels ayant été vacciné, causés par cette vaccination obligatoire pendant les années 2008, 2009, 2010 :
- sur la santé des cheptels bovins et ovins (veaux mort-nés, avortements, boiteries….)
- la quantité énorme d’insecticide que les agriculteurs ont été dans l’obligation de disperser ainsi que son effet sur l’environnement,
- les résidus du vaccin (substances chimiques telles que les adjuvants à base d’hydroxyde d’aluminium et de sels de mercure) nuisant à la santé, qui se trouvent dans les produits de consommation des cheptels vaccinés
D’autre part, les procédures et poursuites juridiques concernant le refus de vacciner en 2009 et 2010 contre les agriculteurs comme nous, sont toujours en cours et certains agriculteurs, pratiquant la transhumance, ont toujours leurs animaux bloqués.
Et pour finir, surtout la problématique de fond reste irrésolue : comment produire une alimentation saine en présence de maladies, qui risquent de toucher de plus en plus souvent la France.
Il me semble que les éleveurs ayant refusé les vaccinations FCO, sont sur la bonne voie : apprendre à développer l’immunité naturelle de l’animal et l’ aider à construire ses propres mécanismes de défense au lieu d’introduire des substances contenant trop d’effets secondaires nuisibles ou provoquant des résistances aux médicaments (qui peuvent de plus se propager à l’espèce humaine).
Il faudra d’importantes recherches scientifiques sur l’emploi des facultés de l’immunité naturelle. N’est-ce pas là, la responsabilité d’un ministère de l’agriculture ?
Cela sera en tout cas nécessaire pour éviter dans le futur ce genre de campagne de vaccination inutile (peu de différence au niveau de taux de diffusion de la FCO entre les pays qui n’ont pas vacciné et ceux qui l’ont fait) et nuisible pour la santé animale et humaine ainsi que pour l’environnement,.
Pour le moment le fait est que « le droit à une nourriture saine » n’est pas du tout consenti par les autorités.
Mais comment faire admettre au gouvernement que de se nourrir est un acte de vie et que dans le cas où la nourriture contiendrait des substances nocives pour notre santé, se nourrir deviendrait un acte de mort ?
Un gouvernement a le devoir de protéger ses citoyens en leur donnant l’accès à une nourriture saine. Pendant ces trois années d’obligation de vaccination contre le FCO, le gouvernement a fait le contraire, même pire : il n’a pas seulement négligé la protection de la population ; il a contraint à induire des substances nuisibles à la santé dans notre alimentation.
Merci beaucoup pour votre aide et soutien, sans lequel nous n’aurions pas pu aller jusqu’au bout.
La ferme des Mille Fleurs
Jos de Wildt et Ernestine Morsink
Tél :04.73.22.25.10
milfleurs@free.fr
http//:milfleurs.free.fr
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