Commerce et distribution
Marge arrière
Les « marges arrière », exception française, avaient été déployées par la grande distribution pour contourner l’interdiction de revente à perte par la loi Galland en 1996, et la menace de chute des profits générés par l’effet publicitaire des prix d’appel.
Elles consistent en une « refacturation » aux fournisseurs, par les distributeurs, de frais de « coopération commerciale » sous de multiples prétextes : mise en avant des produits, frais de catalogue, anniversaire du magasin,...
Ce système arbitraire de refacturations a généré artificiellement d’importantes augmentations de prix au consommateur et des marges éhontées pour la grande distribution.
Prix d’appel
Les prix d’appel sont un outil commercial stratégique, en particulier pour la grande distribution qui en a fait l’élément central de sa conquête des consommateurs et de ses parts de marché : ils servent d’appât pour attirer les chalands et de piège à consommer davantage. Pour les distributeurs, c’est un « îlot de pertes dans un océan de profits » car ils génèrent indirectement des marges considérables sur les autres produits, que le consommateur croit acheter à bon prix.
Les prix d’appel (essence, lait, fleurs et plantes, etc.) ont largement contribué à former et asseoir la position oligopolistique de la grande distribution.
Ils dépossèdent les fournisseurs de la maîtrise de leurs prix et de leur viabilité. Pour les consommateurs, ils contribuent à brouiller la perception des coûts réels des produits.