Mobilisation générale pour un registre public des cultures OGM
Communiqué de Presse FNE
lundi 7 août 2006
Le 26 juillet dernier, le tribunal de grande instance de Paris ordonnait à Greenpeace de retirer de son site Internet la carte localisant deux parcelles de maïs transgénique. Le juge des référés confortait ainsi le secret entourant les cultures commerciales d’OGM conduites en France.
France Nature Environnement (FNE) a toujours dénoncé cette censure de l’information en matière d’OGM, qui rappelle celle qu’elle a connue durant la période 1998 - 2001 lorsque, pour la première fois en France, elle a procédé à l’identification des sites OGM en établissant avec l’aide des Amis de la Terre une cartographie des départements concernés. FNE avait alors dû multiplier les enquêtes et saisir à deux reprises le Tribunal Administratif de Paris pour obtenir en 2001, du ministère de l’Agriculture, communication des informations sur ces essais.
Aujourd’hui, les dispositions de la directive 2001/18/CE du 12 mars 2001 obligent à consigner dans un registre mis à la disposition du public, l’ensemble des informations relatives à la localisation des parcelles OGM, qu’il s’agisse de cultures expérimentales ou commerciales. La France se garde pourtant bien d’appliquer pleinement cette directive.
France Nature Environnement dénonce vigoureusement ce vide juridique et cette passivité des pouvoirs publics qui bafouent la démocratie et génère le désordre public. Elle demande solennellement au ministère de l’Agriculture de lui communiquer les déclarations volontaires concernant les cultures 2006.
Le monde associatif est une nouvelle fois dans l’obligation d’intervenir pour pallier les carences des autorités. France Nature Environnement soutient toute structure associative qui partage son souci du Bien Commun, en l’occurrence Greenpeace qui rejoint ainsi les actions de FNE pour que soit respecté l’accès à l’information inscrit dans le droit européen.
Et au-delà, France Nature Environnement, fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement, appelle ses propres réseaux et ceux des structures associatives engagées dans la préservation du Bien Commun à se mobiliser pour recueillir les données les plus exhaustives possibles sur les cultures d’OGM en France, expérimentales et commerciales. La mise en commun de ces données permettra de constituer le registre public qui fait actuellement défaut. Ce registre sera porté à la connaissance du public par une conférence de presse et remis aux ministères concernés, à l’Agence Européenne de l’Environnement et à la Commission Européenne.
Il en va de la préservation de notre environnement et des filières agricoles de qualité, ainsi que du libre choix de notre alimentation, de l’information et du respect dus aux citoyens.
Contact(s) Presse
Arnaud Gossement : 06 83 32 15 10
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