Accueil
 
*
 
Actualité
Brèves Bulletin
Agenda
 
*
 
Espaces thématiques
* Échanger / participer
Et moi je fais quoi ?
Forums
Débats et dossiers
Actions locales
 
*
 
En savoir Plus
Glossaire
Guide conso
Guides conso locaux
Liens & contacts
Biblio
Kit pédagogique
 
*
 
L'association
Qui sommes-nous ?
La charte
Organisation
Documents
Groupes locaux
Partenaires
Rejoignez-nous !
Rendez-vous
 
*
 
Ça s'dessine aussi - La page de Lionel Brouck
 
*
 
Humour - Le service après-vente - Francis Blanche
 
 
*
 
Espace de travail
Espace de travail
 
*
 
Rédaction
 
 
Lettre d'info - Signer la charte - Adhérer - Faire un don - Contact
Espace collectivités - Espace presse
terre
International

  mercredi 22 mai 2013 
Rendez-vous Action Consommation prochainement à Paris

> Échanger/participer > Tribune > Transport et effet de serre : échec de la politique européenne
Retour

Proposez-nous par mail un article signé par vous ou un communiqué (en indiquant les sources de vos informations), portant sur des événements ou des actions concernant le regard des consommateurs sur les produits, l'environnement, les entreprises, la politique...

Transport et effet de serre : échec de la politique européenne

Philippe Muhlstein, membre du Conseil scientifique d’Attac
le 9 mars 2008

L’agence européenne de l’environnement (EEA en anglais) vient de publier un rapport qui met en évidence que l’Union européenne ne parvient pas à restreindre les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par le secteur des transports et qu’il s’avère donc nécessaire de procéder maintenant à des améliorations en profondeur et à la définition d’objectifs clairs.

L’AEE recommande notamment la définition de politiques ciblant non plus les seuls moyens de transport (autrement dit se focalisant sur l’amélioration des efficacités énergétique et environnementale des véhicules), mais également, en amont, tous les secteurs d’où émane la demande de transport c’est-à-dire en particulier l’industrie, les services et la planification urbaine. En effet, les différentes politiques agissant sur la technologie des véhicules ou la qualité du carburant sont plus qu’annulées par la hausse du volume global des transports, c’est-à-dire des trafics, en particulier ceux des avions et des véhicules routiers.

L’étude note que de 1995 à 2004, le trafic aérien de passagers a augmenté de 49% et celui par voitures individuelles de 18%, la part des déplacement de personnes en voiture s’étant élevée à 74% en 2004 dans l’Union européenne en 2004.

Les conséquences en termes d’émissions de GES mettent bien en évidence le fait que les transports sont totalement en dehors des objectifs, pourtant beaucoup trop modestes, de l’accord de Kyoto. Alors que, de 1990 à 2005, les émissions de GES de l’UE à 25 (les 27 moins la Roumanie et la Bulgarie, qui les ont rejoint le 1er janvier 2007) ont diminué de 7,9% grâce aux efforts effectués par les Etats vis-à-vis du changement climatique, celles du secteur des transports ont augmenté de 26% et ont représenté à elles seules 22% du total des émissions de GES en 2005. Le rapport note que : « Si les émissions des transports avaient baissé au même rythme que dans les autres secteurs de la société, l’UE aurait réduit ses émissions de GES totales de 14% au lieu des 7,9% obtenus ».

La « feuille de route de Bali », qui fixe le cadre de négociations sur le futur accord post-Kyoto (après 2012) préconise qu’au minimum les pays développés réduisent leurs émissions de -10 à -30%, voire plus probablement de -25 à -40% d’ici 2020 par rapport à 1990. L’étude de l’EEA note que pour y parvenir, il faudrait limiter la variation des émissions dues au transport entre +4% au maximum et -2% (valeur souhaitable) au lieu des +15% prévus au rythme actuel, toujours pour l’horizon 2020 et moyennant les politiques de réduction en cours.

Tout ceci ne constitue certes pas une nouveauté pour les militants d’Attac (voir entre autres le 4-pages d’Attac paru dernièrement : « Transport, énergie, effet de serre : l’impasse néolibérale », en ligne sur le site de l’association). Plus intéressant est le fait qu’une institution de l’UE puisse laisser entendre qu’il faudra inévitablement procéder à une véritable décroissance des transports pour parvenir à stabiliser à terme le changement climatique. Bien sûr, on ne va pas encore jusqu’à admettre que ceci est subordonné à un changement radical d’organisation sociale et économique, notamment en retirant des mains des propriétaires du capital les leviers des politiques européennes des transports, conclusion que nous sommes de plus en plus nombreux à tirer.

Le rapport de l’EEA évoqué, « Climate for a transport change », est accessible (en anglais seulement) grâce au lien suivant :
http://reports.eea.europa.eu/eea_report_2008_1/en


Forum

* Pour répondre à l'article cliquez ici.
* Pour répondre à un des messages ci-dessous, cliquez sur le lien proposé à la fin de chaque message.


Voir tous les messages
 

Date de publication : 9 mars 2008

 
Imprimer 
imprimerenvoyer
 Recommander cette page
 

Tribune libre

Les articles publiés dans cette tribune sont le reflet de la réflexion de leurs auteurs et n'engagent pas Action Consommation.

 
Archives
201120102009200820072006200520042003

 
Aller plus loin
 
Agir contre l'irradiation  des aliments campagne 
 

ACTION CONSOMMATION - 21, rue Alexandre Dumas 75011 Paris   -  Tél. 01 48 05 86 81  -  http://www.actionconsommation.org
tous droits réservés