Accueil
 
*
 
Actualité
Brèves Bulletin
Agenda
 
*
 
Espaces thématiques
* Échanger / participer
Et moi je fais quoi ?
Forums
Débats et dossiers
Actions locales
 
*
 
En savoir Plus
Glossaire
Guide conso
Guides conso locaux
Liens & contacts
Biblio
Kit pédagogique
 
*
 
L'association
Qui sommes-nous ?
La charte
Organisation
Documents
Groupes locaux
Partenaires
Rejoignez-nous !
Rendez-vous
 
*
 
Ça s'dessine aussi - La page de Lionel Brouck
 
*
 
Humour - Le service après-vente - Francis Blanche
 
 
*
 
Espace de travail
Espace de travail
 
*
 
Rédaction
 
 
Lettre d'info - Signer la charte - Adhérer - Faire un don - Contact
Espace collectivités - Espace presse
terre
International

  mercredi 22 mai 2013 
Rendez-vous Action Consommation prochainement à Paris

> Échanger/participer > Tribune > Un nouveau règlement pour tuer la distribution de proximite
Retour

Proposez-nous par mail un article signé par vous ou un communiqué (en indiquant les sources de vos informations), portant sur des événements ou des actions concernant le regard des consommateurs sur les produits, l'environnement, les entreprises, la politique...

Un nouveau règlement pour tuer la distribution de proximite

Communiqué de presse de la FEDERATION NATURE & PROGRES

Uzès, le 10 juin 2005 – L’agriculture biologique bénéficie d’un système de contrôle des plus rigoureux. Ce qui est moins normal, c’est qu’ainsi, le producteur qui ne pollue pas doit payer pour le prouver au contraire de celui qui pollue et ne paye rien. Ce qui est encore moins normal, c’est que le coût de ce contrôle, facturé à la prestation et non au chiffre d’affaire vendu, en vient à interdire aux petits opérateurs de poursuivre leur activité. Un nouveau règlement européen veut renforcer ce dispositif à compter du 1er juillet 2005, avec le contrôle obligatoire (et payant !) des distributeurs et des magasins bio. Même un petit détaillant de proximité - qui ne peut vendre 100% bio mais écoule quelques produits bio en vrac, ou ceux d’un producteur local - devra se soumettre à ce contrôle d’un montant bien supérieur à la rémunération qu’il tire de ce commerce. La plupart arrêteront de vendre du bio, purement et simplement ! Nature & Progrès [1] souhaite alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur les conséquences écologiques et sociales d’une telle disposition qui pénalise la distribution de proximité, laquelle devrait, au contraire, être encouragée compte tenu de la crise climatique générée notamment par les transports.

Ce règlement pénalisera également les consommateurs bio qui font, par souci de cohérence environnementale, le choix d’un approvisionnement bio local déjà coûteux. Le surcoût occasionné par la privatisation de ces contrôles augmentera encore la facture de ces trop rares éco-citoyens dont le comportement responsable devrait être appuyé au lieu d’être découragé par des mesures défavorables.

Serez-vous surpris d’apprendre que cette décision favorise la grande distribution, déjà engagée dans la traçabilité de ses filières spécialisées ? Compte tenu des volumes traités, le coût négocié par les plus gros distributeurs avec les organismes certificateurs est absorbé sans incidence sur le prix final. Et comme, en plus, le règlement prévoit que seuls les distributeurs qui commercialisent des produits bio préemballés n’auront pas à se soumettre à ce contrôle, cette exemption va encore encourager le grand gaspillage des emballages générateurs de déchets et d’incinérateurs, au détriment du commerce de proximité qui privilégie le vrac. Là encore, la cohérence écologique est mise à mal. Le texte de cette nouvelle réglementation européenne pourrait pourtant conforter le service public, c’est à dire la répression des fraudes, dans son rôle "d’autorité de contrôle" comme le prévoit l’article 9 – paragraphe 1 [2]. Or, la France veut confier la totalité de cette disposition aux organismes de contrôle privés, déjà agréés pour certifier les produits biologiques. La décision définitive doit être prise début juillet : l’opportunité est magnifique d’ajuster les actes aux discours politiciens et de sauver le petit commerce bio de proximité en confiant son contrôle au service public ! A la création du logo AB, Nature & Progrès avait déjà dénoncé la perversité de la délégation, au privé, du contrôle d’une activité qui bénéficie à l’ensemble de la collectivité en termes de santés publique et environnementale. L’Etat peut cette fois choisir de ne pas démanteler la DGCCRF [3] en lui donnant les moyens humains et financiers lui permettant de consolider sa tâche. Encore faudrait-il que la voix des consommateurs bio soit entendue, car ce ne sont pas les gros opérateurs du contrôle et de la distribution qui vont réclamer cette solution.

Contact : Cécile Rousseau, tél. 06 20 53 75 19

Mel : cecile_np@yahoo.fr

[1] Créée en 1964, Nature & Progrès est une fédération de producteurs et de consommateurs bio. On lui doit, en 1970, l’écriture du premier cahier des charges de la bio au monde. Celui-ci fut homologué en 1986 par les pouvoirs publics qui déposèrent leurs propres règles (logo AB) en 1993.

[2] « Les états membres établissent un régime de contrôle appliqué par une ou plusieurs autorités de contrôle désignées ET/OU par des organismes privés agréés. »

[3] DGCCRF : Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes


Forum

* Pour répondre à l'article cliquez ici.
* Pour répondre à un des messages ci-dessous, cliquez sur le lien proposé à la fin de chaque message.


Voir tous les messages
 

Date de publication : 21 juin 2005

 
Imprimer 
imprimerenvoyer
 Recommander cette page
 

Tribune libre

Les articles publiés dans cette tribune sont le reflet de la réflexion de leurs auteurs et n'engagent pas Action Consommation.

 
Archives
201120102009200820072006200520042003

 
Aller plus loin
 
Agir contre l'irradiation  des aliments campagne 
 

ACTION CONSOMMATION - 21, rue Alexandre Dumas 75011 Paris   -  Tél. 01 48 05 86 81  -  http://www.actionconsommation.org
tous droits réservés