Une soirée autour de La forêt interdite, de Nicholas Ray
Samedi 5 avril à Montreuil
À l’occasion de la Semaine du Développement Durable, Attac, Les amis de la terre et la ville de Montreuil organisent une soirée autour de La Forêt interdite de Nicholas Ray
(USA – 1958 – 1h35 – VO)
avec Christopher Plummer, Burt Ives
Cinéma municipal Georges Méliès
M° Croix-de-Chavaux,
Accès direct du métro (ligne n°9)
01 48 58 90 13
Un professeur d’histoire naturelle entreprend de s’opposer aux activités
d’une bande de hors-la-loi qui massacrent les oiseaux dans les marais des
Everglades et font le trafic de leurs plumes pour alimenter le marché du
chapeau.
« Poème écologique », « film fondateur de l’écologie lyrique », ces deux
expressions visant à définir le film de Nicholas Ray y réussissent
pleinement. Il s’agit aussi d’un film en avance sur son temps, exposant
une tragédie, désormais universelle et quotidienne, celle de la
nature saccagée par l’homme. Le héros du film, dont la ferme volonté est
de sauvegarder les oiseaux du grand marais des Everglades en Floride,
devra affronter le chasseur sans pitié et sa farouche « tribu » qui les
déciment, massacre dont la futile finalité est d’embellir les
chapeaux des élégantes emplumées des années 1900. Avec tout le lyrisme romantique qui caractérise l’oeuvre, si originale et prenante, de
Nicholas Ray, le film relate cet affrontement, toujours à suivre. »
Institut Jean Vigo
« C’est un film où on ne sait jamais ce qu’on va trouver en chemin et au
terme du chemin, un vrai film d’aventures, de rêverie et de poésie. Le
bout du chemin, c’est cette étrange fraternité, cette amitié entre le
garde, protecteur de la nature, et le trafiquant qui la détruit sans la
voir. Les deux hommes ont en commun d’être des marginaux vivant en
dehors de la société organisée, celle des porteurs de plumes et de
chapeaux à plumes, les vrais responsables du massacre, selon Nicholas
Ray. Et sans eux, en effet, il n’y aurait ni tueries d’oiseaux ni
trafiquants. Par-dessus tout, le film est un hommage à la beauté du
monde visible, laquelle n’est pas donnée une fois pour toutes, mais doit
être défendue à chaque instant contre la violence, la destruction la
bêtise et sa propre fragilité. »
Jacques Lourcelles, Dictionnaire du cinéma.
Projection suivie d’un débat : produire et consommer durablement ?
Avec Véronique Gallais d’Action consommation
Buffet "durable" assuré à la fin de la rencontre
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