Appel de Paris
Déclaration internationale sur les dangers sanitaires de la pollution chimique
pour signer la pétition
www.artac.info/static.php ?op=SignezAppel.txt&npds=1%22
L’APPEL DE PARIS déclare
- Le développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la dégradation de l’environnement
- La pollution chimique constitue une menace grave pour l’enfant et pour la survie de l’Homme
- Notre santé, celle de nos enfants et celle des générations futures étant en péril, c’est l’espèce humaine qui est elle-même en danger.
Cet appel propose sept mesures et envisage de recueillir la signature d’un million de personnes d’ici un an. Le succès de l’Appel de Paris dépend de la mobilisation de tous et plus particulièrement du plus grand nombre d’ONG !
Si vous êtes responsable d’une ONG, vous pouvez apporter la signature institutionnelle de votre organisation (en indiquant le nombre de membres et/ou adhérents que vous représentez) : appel2paris@wanadoo.fr
Vous pouvez aussi aider à diffuser cette information et recueillir des signatures auprès de vos membres adhérents
Si vous êtes membre d’une ONG, faites part au responsable de votre ONG de cet Appel et demandez lui de recueillir votre signature.
Si vous n’êtes pas membre d’une ONG, vous pouvez signer cet Appel ou télécharger la pétition.
L’Appel de Paris a été lancé à l’issue du colloque organisé par l’Association française pour la recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse ARTAC) le 7 mai 2004 à l’UNESCO. Ce texte a été co-rédigé par l’ARTAC, Greenpeace, PAN-Europe et l’équipe juridique de Corinne Lepage ; il a été signé par 85 personnalités politiques, scientifiques, intellectuelles, dont Boutros Boutros-Ghali, François Jacob, Yves Coppens, Albert Jacquard, Hubert Reeves. Il sera présenté en juin 2004 à la quatrième conférence interministérielle Santé-Environnement à Budapest et en septembre 2004 au Parlement européen.
Il appelle les décideurs politiques nationaux, les instances européennes, les organismes internationaux, en particulier l’Organisation des Nations Unies (ONU), à prendre toutes les mesures nécessaires en conséquence, et notamment (en résumé) :
- interdire l’utilisation des produits de caractère cancérogène, mutagène ou reprotoxique et appliquer le principe de substitution,
- appliquer le principe de précaution pour les produits chimiques pour lesquels il existe un danger présumé grave et/ou irréversible pour la santé animale et/ou humaine, et de façon générale pour l’environnement
- promouvoir l’adoption de normes toxicologiques ou de valeurs seuils internationales pour la protection des personnes
- en application du principe de précaution, adopter des plans à échéance programmée et objectifs de résultat chiffrés, afin d’obtenir la suppression ou la réduction strictement réglementée de l’émission ou de l’utilisation de substances polluantes toxiques
- inciter les Etats à obliger toute personne publique ou privée à assumer la responsabilité des effets de ses actes ou de ses carences à agir
- mettre en oeuvre des mesures fortes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre sans attendre la mise en application effective du protocole de Kyoto
- concernant l’Europe, renforcer le programme REACH* (Registration, Evaluation and Authorisation of CHemicals) de régulation de la mise sur le marché des produits chimiques de façon, notamment, à assurer la substitution des plus dangereux pour l’homme par des alternatives moins dangereuses, et concernant le monde, adopter une réglementation internationale de régulation de la mise sur le marché des produits chimiques sur le modèle du programme REACH dans une version renforcée.
Action Consommation soutient cette campagne.
Texte complet de l’Appel de Paris - au format pdf.
"On soigne les malades atteints du cancer" constate le professeur Belpomme, cancérologue et président de l’ARTAC, "et non l’environnement qui est lui-même malade". Le cancer est donc devenu "une maladie de civilisation" comme le définissait déjà René Dubos. C’est le cas d’un grand nombre de nos maladies qui ne sont plus d’origine naturelle, mais artificielles, fabriquées en quelque sorte par l’homme lui-même. Tel est le cas, en particulier des stérilités masculines, des malformations congénitales, de la plupart des maladies cardiovasculaires, de l’obésité, de certains diabètes, des infections nosocomiales, des allergies, de l’asthme ? Sur les 150 000 morts par an en France par cancer, il n’y en a que 30 000 dont le décès soit lié au tabac. Il reste donc à expliquer les 120 000 autres cas liés à notre mode de vie et à la pollution de notre environnement.
(extrait d’un Article de Greenpeace)
« Cancer, environnement et société »
Dossier complet par les ONG à l’occasion du colloque international à l’UNESCO le 7 mai 2004-09-04