Le prix de l’essence, un cache-misère sociétal
L’augmentation du prix de l’essence à la pompe provoque des réactions compréhensibles de la part de ceux qui voient leurs dépenses de carburant augmenter. Cependant, la démarche qui consiste à tenter d’obtenir par tous les moyens des réductions de ce prix à la pompe, si elle est justifiée pour certains, est une démarche purement consumériste et de court terme.
Par ailleurs, pourquoi s’attaquer à un pétrolier plutôt qu’à un autre ? Depuis la privatisation des compagnies pétrolières, elles sont toutes devenues des entreprises transnationales pour lesquelles les profits n’ont pas de patrie, quoiqu’en espère Monsieur Breton.
Nous devons nous poser deux types de questions :
- Quelles sont les raisons qui aboutissent à des temps de déplacement pour les travailleurs et de transports pour les marchandises toujours plus longs ?
- Quels modes de transports sont les plus appropriés et avec quels carburants doit-on répondre à la part irréductible de ceux-ci ?
Nous sommes dans un système économique qui pousse à la concentration, au gigantisme. Nous assistons à une urbanisation galopante, sans aucun contrôle sur le foncier. Cela aboutit à une crise du logement, qui éloigne de plus en plus des centres villes et des zones d’activités les travailleurs paupérisés par la concurrence sociale, elle-même provoquée par l’ouverture tous azimuts des marchés. Les travailleurs se trouvent ainsi confrontés à des durées et à des dépenses de transport de plus en plus importantes et on peut comprendre leur réaction devant l’augmentation du prix de l’essence. Ce sont d’ailleurs souvent les mêmes qui sont victimes de l’augmentation du prix du fuel et du gaz.
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3 contributions :
- Vérodé - 12 mai 2008 - Le prix de l’essence, un cache-misère sociétal
Plus on construit de routes, plus on circule facilement, et donc plus on habite loin des lieux de travail...C’est le serpent qui se mord la queue et une telle logique est sans issue. Si seulement on investissait une somme équivalente en voies ferrées, pistes cyclables, et autres transports collectifs ! Sans oublier bien sûr une autre politique du logement et un encouragement au télé-travail : que de pistes à exploiter pour diminuer la consommation de pétrole...
- Marise - 2 novembre 2006 - Le prix de l’essence, un cache-misère sociétal
Bonjour,
Le site http://www.chercarburant.org/, de que choisir propose d’envoyer un calculateur de facture de carburant et d’envoyer un mail au député pour lui demander de développer les alternatives au pétrole.
En tout cas, il faut que l’énergie soit au c½ur des débats de l’élection présidentielle.
Martine
- Boris - 24 août 2006 - > Le prix de l’essence, un cache-misère sociétal
Si l’augmentation du traffic de marchandise était si exponentiel que ça, il faudrait bîtumer l’ensemble du territoire assez rapidement.
De plus, la transport ferré ou fluvial a des capacité bien plus grande que le transport routier, et surtout avec un impact écologique bien moins négatif.
Le tansport routier devrait être limité aux petites distances ou aux endroit non accessible par rail.
Boris